08/10/2014

Snapshots – Nouvelles voix du Caine Prize, Editions Zulma, article pour Toute la Culture


Snapshots – Nouvelles voix du Caine Prize
Editions Zulma
En librairie le 9 octobre 2014
--

Par Mélissa Chemam



ZULMA NOUS OFFRE SIX NOUVELLES ANGLO-AFRICAINES INÉDITES


8 octobre 2014 Par Melissa Chemam 

Voilà une excellente idée qu’ont eu les éditions Zulma, publier une série de nouvelles venant d’Afrique anglophone, sélectionnées via le prisme du fameux Caine Prize, créé en hommage à Sir Michael Caine, longtemps président du Comité d’organisation du Booker Prize. Le prix a notamment pour président d’honneur les prix Nobel de littérature Wole Soyinka et J.M. Coetzee.

snapshotsnouvellesvoixducaineprize-1-l-572104
Le titre du livre est celui de la nouvelle choc de NoViolet Bulawayo, jeune auteur zimbabwéenne primée en 2011 par le Caine Prize et ‘première femme africaine noire’ à figurer sur la liste du Booker Prize, le plus prestigieux prix littéraire du monde anglophone. A 33 ans, c’est déjà un gage d’intérêt assuré pour le lecteur. Mais à l’image de sa nouvelle, les textes de ce recueils sont bien plus que cela : petites révolutions stylistiques, chocs esthétiques, émotions entre deux continents, le livre n’offre que des éléments forts. Dans ‘Snapshots’, NoViolet Bulawayo ose le récit à la deuxième personne, un ‘tu’ sujet, qui interpelle mais surtout entraîne le lecteur au premier plan du récit. Voilà pour la forme. Pour le fond, en trois dizaines de pages, la jeune narratrice passe de la maison familiale à la chambre où l’entraine pour la premier fois un homme qui la déflorera, en passant entre temps par l’hôpital ou souffre son père, et les adieux de son frère et de sa sœur. Une sortie de l’enfance en bonne et due forme. Des noms, des couleurs passent, qui dessinent en filigrane une ville du Zimbabwe en pleine crise économique marquée par l’hyperinflation et la fuite des sans-avenir vers la dévorante Afrique du Sud voisine.
Parmi les autres auteurs choisis, les Nigérians figurent en bonne place dans ce recueil, sans surprise étant donné les grands noms qui ne cessent d’émerger du monde littéraire nigérian depuis deux / trois décennies, derrière le grand Chinua Achebe (1930 – 2013), et les plus jeunes Chibundu Onuzo, Chimamanda Ngozi Adichie et Teju Cole, ces deux derniers ayant été particulièrement repérés aux Etats-Unis notamment où ils ont vécu ou étudié. ‘America’ de Chinelo Okaparanta, née au Nigeria et vivant aux Etats-Unis, s’inscrit dans cette lignée cosmopolite et multiculturelle. Son récit, à l’instar du car dans lequel cahute la narratrice, nous emmène dans une histoire d’amour transatlantique, transgressive aussi. A la recherche d’un précieux visa pour l’Amérique où est partie la femme qu’elle aime, la jeune protagoniste va faire plusieurs voyages, jusqu’à Port-Harcourt certes, pour rejoindre le consulat, jusqu’aux Etats-Unis peut-être, mais aussi vers le fond de sa nature et celle de son pays, poule aux œufs d’or pétrolifère en plein évolution, à l’image du conte traditionnel émergeant de ces souvenirs d’enfance.
Suivent aussi les nouvelles d’Olufemi Terry, né en Sierra Leone en 1972 et ayant étudié à New York avant de devenir journaliste à Nairobi, et de Rotimi Babatunde, né à Lagos en 1976, auteur de pièces remarquées. Egalement traduits et édités : deux textes de Constance Myburgh, auteur et cinéaste sud-africaine née à Londres, et Tope Folarin, texan d’origine nigériane. Les biographies de ces jeunes auteurs primés apparaissent en soi comme des récits passionnants. Pas autant que leurs écrits cependant. ‘Snapshots’, grande idée d’éditeur, véritable coup littéraire et perle de traduction (saluons le travail de Sika Fakambi), ouvre une immense fenêtre sur le cœur battant de la littérature anglophone d’aujourd’hui, venant simultanément des deux côtés de l’Atlantique, d’Afrique comme d’Europe et de New York, dans un grand battement d’allers-retours et d’enrichissements mutuels. A dévorer !
--

07/10/2014

Kenyatta heads to the Hague



Via The Daily Nation in Nairobi:


TUESDAY, OCTOBER 7, 2014

Uhuru Kenyatta heads to International Criminal Court





In Summary

  • Mr Kenyatta, 52, faces five counts at the ICC over his alleged role in masterminding post-election violence in 2007 and 2008 that left 1,200 people dead and 600,000 displaced.
  • On Monday, Mr Kenyatta told Parliament he had taken the "unprecedented" move to temporarily hand power over to Ruto —whose trial at the ICC has already begun.
By AFP
Kenyan President Uhuru Kenyatta flew out of Kenya on Tuesday to attend a hearing at the International Criminal Court, where he will become the first sitting president to appear before the chamber.
Mr Kenyatta, who has temporarily handed power to his deputy to "protect the sovereignty" of his country, waved to supporters at the airport in Nairobi in a relatively low-key early morning departure, an AFP reporter said.
He has travelled as a "private" citizen on a regular flight to Amsterdam, accompanied by a small delegation, including his wife and daughter, as well as six MPs and three ministers.
He is due to attend a "status conference" hearing on Wednesday at The Hague-based ICC, after prosecutors asked for an indefinite delay until Nairobi handed over documents they believe could clinch their case.
BITTER MEMORIES
Mr Kenyatta, 52, faces five counts at the ICC over his alleged role in masterminding post-election violence in 2007 and 2008 that left 1,200 people dead and 600,000 displaced.
The Kenyan leader has appeared at the ICC before, but not since he was elected president in March 2013.
Bitter memories are still fresh from 2007, when elections escalated into ethnic conflict, for which Mr Kenyatta and Deputy President William Ruto were charged with crimes against humanity. Both reject the charges.
On Monday, Mr Kenyatta told Parliament he had taken the "unprecedented" move to temporarily hand power over to Ruto — whose trial at the ICC has already begun.
'PLAYING ALONG'
Kenya's newspapers said they backed his travel to the ICC, pointing that to defy international orders could have resulted in repercussions for the whole country.
"He saw the sense in abiding by the resolution of the trial judges, because doing anything to the contrary would have been disastrous for him and the country," the Daily Nation's editorial read Tuesday.
"By choosing to play along, the president has demonstrated that he has nothing to hide," The Standard newspaper wrote.
Kenya's post-electoral unrest shattered the country's image as a beacon of regional stability in late 2007, when opposition chief Raila Odinga accused then President Mwai Kibaki of rigging his way back to power.

Kenya's President Uhuru Kenyatta appoints Deputy President William Ruto acting president while he attends the ICC (6 October 2014)Mr Kenyatta invokes the constitution to appoint Deputy President William Ruto acting president
--
Sur le sujet, mes papiers en français :
Septembre 2013 
KENYA UHURU KENYATTA 

Kenya: les députés demandent le retrait du pays de la CPI

media
Au Kenya, la majorité des députés ont voté pour proposer une loi, d’ici trente jour, afin que le pays se retire du statut de Rome constitutif de la Cour pénale internationale (CPI). Si le pays se retire du statut de Rome, cela n’aura toutefois pas d’effet sur les affaires en cours contre le vice-président William Ruto et le président Uhuru Kenyatta. Mais l’initiative montre que la classe politique kényane se mobilise autour de ses dirigeants accusés de crimes contre l’humanité dans les violences post-électorales de 2007-2008.
Un retrait n'a d'impact que pour le futur. Tout ce qui est déjà en cours n'est pas concerné.
Fadi el-Abdallahporte-parole de la CPI06/09/2013 - par Mélissa ChemamÉcouter
Le débat qui a duré quatre heures, ce mercredi 5 septembre, a été retransmis en direct sur la plupart des chaînes de télévision. La tonalité des discours a fait largement écho à la déclaration des chefs d’Etat de l’Union africaine, en mai dernier, à Addis-Abeba.
La Cour pénale internationale est l’instrument des anciens colonisateurs européens. Le Kenya est une grande puissance en Afrique et ne doit pas abandonner sa souveraineté. L’argument qui est revenu plusieurs fois dans la bouche des députés de la majorité, détenue par la coalition du Jubilée, était que des grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine, ou encore la Russie, n’ont pas signé le statut de Rome.
Le chef de l’opposition appartenant à la coalition Cord, Francis Nyenze, a déclaré sous les huées de ses adversaires que ce retrait ferait du Kenya un Etat paria et qu’il s’agissait d’un suicide politique.
Mais ces protestations n’ont pas servi à grand-chose. La motion a été adoptée à une grande majorité et une proposition de loi sera rédigée, qui devra ensuite être débattue à nouveau au Parlement puis ratifiée par le président.
Parallèlement, des fonds sont en train d’être levés pour permettre à des dizaines de députés d’accompagner le vice-président William Ruto à La Haye, afin de lui apporter un soutien politique pendant son procès.
Protestations des ONG
Amnesty International qualifie ce vote de « tentative inquiétante de refuser la justice » aux victimes des violences de 2007-2008, estimant qu'il « instaure un dangereux précédent pour l'avenir de la justice en Afrique ». Une inquiétude partagée par Ali Ouattara, le représentant en Côte d'Ivoire de la Coalition pour la CPI.
--
Avril 2011 :

La CPI ? La parole aux Kenyans...


Reportage pour la chaine panafricaine Télé Sud, basée à Paris, diffusé cette semaine.

Le lien de la vidéo, à la 10e minute :
http://www.dailymotion.com/video/xib4a8_jt-21h00-telesud-mardi-19-avril-2011_news
La semaine dernière, les six suspects kenyans accusés par le procureur de la Cour Pénale internationale se sont rendus à La Haye, siège de la Cour, pour comparaitre pour la première fois dans les juges internationaux. Parmi eux deux ministres, dont Uhuru Kenyatta, fils du premier président du Kenya indépendant. Ils sont accusés de crimes contre l’humanité durant les violences postélectorales qui ont fait plus de 1200 morts au Kenya début 2008. Alors que la question de juger d’autres dirigeants africains responsables de violences liées aux élections, comme Laurent Gbagbo, le Kenya fait figure de précurseur en matière de justice international. Et la préparation du procès est sur toutes les lèvres au Kenya. Reportage à Nairobi de Melissa Chemam.
-
Uhuru Park, a Nairobi, cœur de la capitale kenyane et symbole de l’indépendance. C’est ici que des milliers de Kenyans commencent leur journée, traversant le parc pour se rendre à leurs bureaux. Et ici comme ailleurs, en ce moment, on ne parle  que d’une chose, le procès des six suspects kenyans.
Selon les sondages, plus de 60% des Kenyans soutiennent l’initiative de la Cour Pénale internationale, comme Steven, étudiant.
« Je pense qu’ils doivent être jugés a la Haye plutôt qu’au Kenya parce que le Kenya a pris trop de temps pour mettre en place un tribunal pour les juger, et ca fait obstacle a la justice ».
D’autres Kenyans au contraire aimeraient voir un procès se tenir dans le pays, même s’ils font généralement confiance à la justice internationale, comme Munis, directrice de vente à Nairobi.
« Moi je préfèrerais les voir juger au Kenya parce que cela nous permettrait de tester nos institutions pour les construire mieux. Mais je fais confiance aux juges de la CPI parce que nous avons même un juge kenyan a La Haye, et ce serait très mauvais pour nous de dire que nous ne leur faisons pas confiance en tant que kenyan. J’ai confiance »
Mais ce qui est sur c’est qu’aucun kenyan, peu importe son origine ethnique, n’a oublié les massacres de 2008. Stéphane, vendeur dans la capitale, se souvient…
« Pour moi, c’était terrible, et ce qui inquiète les Kenyans c’est de voir ces violences se répéter parce que ca nous tire vers le bas vraiment, ce fut très mauvais pour nous 
Pour Marceau Sivieude, directeur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, le pays a besoin de la justice internationale pour avancer.
  
« Je suis persuadé qu’effectivement la population kenyane soutient cette initiative. Je crois que ce qui s’est passé ces dernières semaines avec l’arrivée de ces six suspects à La Haye pour l’audience de citation à comparaître a matérialisé pour les Kenyans cette justice qu’ils attendaient depuis très longtemps et les évènements sanglants des violences postélectorales en 2007 et 2008 au Kenya ».
Les juges de la CPI doivent décider en septembre prochain s’ils inculpent les 6 suspects. Une chose est sure, le Kenya reste suspendu a cette échéance.
--
Le Figaro, décembre 2010 :
LA CPI FAIT UN GRAND BOND EN AVANT AU KENYA

Le procureur de la Cour Pénale Internationale a annoncé mercredi midi, depuis La Haye aux Pays-Bas, les noms des six suspects qu’ils comptaient appeler devant le tribunal international mis en place pour juger les responsables des violences postélectorales au Kenya de fin 2007 début 2008.Ces six responsables politiques de haut rang sont soupçonnés d'avoir provoqué les troubles. Le chef de la police Mathew Iteere a précisé tôt ce matin que "la sécurité a été renforcée" dans tout le pays. Mais pour l’instant, le calme persiste au Kenya. Le discours de Luis Moreno Ocampo était attendu depuis des semaines et il a été salué par les défenseurs des droits de l’homme. Mais il a également révélé l’embarras de la classe politique.
---
Melissa Chemam, à Nairobi.
---


Luis Moreno Ocampo a enfin révélé mercredi les noms des six suspects kenyans qu’ils comptent appeler devant la Cour Pénale International. Et comme la presse locale l’annonçait depuis des semaines, il s’agit de personnalités clés de la vie politique. Le premier visé est le ministre suspendu et député d’Eldoret Nord, dans la Vallée du Rift, William Ruto. C’est dans cette région qu’ont éclatées les violences les plus nombreuses, dues aux contestations des résultats de la présidentielle du 27 décembre 2007. Des violences qui ont fait près de 1.200 morts et plus de 350.000 déplacés au Kenya.

Le procureur de la CPI  a déclaré que « dès le début 2008, William Ruto et Henry Kosgey, les dirigeants du Mouvement démocratique orange ont commencé à préparer un plan criminel pour attaquer ceux qu’ils identifiaient comme des partisans du parti au pouvoir, surtout dans la Vallée du Rift ». Il a ajouté qu’en réponse, « les membres du gouvernement ont aussi commis des crimes ».

Le deuxième suspect est donc Henry Kosgey, alors directeur de l’ODM (mouvement démocratique orange), le parti du premier ministre actuel Raila Odinga, opposé en 2007 au PNU (Party of National Unity) du président Mwai Kibaki.

Les quatre autres suspects sont le haut fonctionnaire et proche du président Francis Muthaura, le ministre des finances Uhuru Kenyatta, le journaliste Joshua Arap Sang, et enfin le député de Mandera et ancien chef de la police Mohamed Hussein Ali.

Pour Mose Mogeni, de l’organisation de défense des droits humains « InformAction », la plupart de ces noms étaient attendus et le pays devrait rester calme. « Je pense que tout cela est pour le bien du Kenya mais le problème sera de convaincre les suspects de se présenter d’eux-mêmes à La Haye, ce sera très difficile ».

Deux des suspects ont déjà réagi mercredi en clamant leur innocence. Pour Francis Mutaura, « le procureur a le devoir d’enquêter sur les circonstances de ces crimes et d’incriminer les coupables, mais malgré cela, il ne m’a pas contacté et ne m’a demandé aucun témoignage ».

Le Ministre des finances Uhuru Kenyatta, fils du premier président du Kenya, Jomo Kenyatta, a réagi avec le même scepticisme : « je suis à présent déclaré suspect et pourtant on ne m’a pourtant pas informé ni demandé de répondre aux accusations faites contre moi ». 

Le procureur doit à présent demander aux juges de la CPI de confirmer les charges pesant sur les suspects et de les appeler à se présenter devant la Cour à La Haye.

Le président Mwai Kibaki a de son côté publié une déclaration affirmant qu’il était prématuré de demander aux suspects de quitter leurs postes. Il a répété son souhait de voir une autre option mise en place : celle d’un tribunal local. Lundi dernier, la présidence kenyane avait en effet annoncé que le pays va parallèlement se doter de son propre tribunal pour juger les responsables présumés des violences.

Pour Muthoni Wanyeki, les responsables politiques kenyans sont pris de court. « Ils ne s’attendaient pas à ce que le procureur de la CPI agisse aussi vite. Et ils semblent qu’ils sont de plus en plus nerveux devant la perspective d’être poursuivis ».

Notons que le président américain Barack Obama a encouragé les dirigeants kenyans à coopérer avec la Cour. Il a salué les progrès déjà accomplis contre l’impunité dans ce pays d’Afrique de l’est, moteur de l’économie régionale. Ce procès est considéré par Ocampo comme crucial pour la stabilité du Kenya, qui doit organiser fin 2012 ses prochaines élections générales. Mais il fait également figure d’exemple pour tout le continent africain.

THEATRE ET HIP HOP - 'AGAMEMNON', TRAGEDIE 'HIP HOP'


Théatre et arts urbain au programme aujourd'hui, direction, Chelles, 77, pour l'avant-première de :

Agamemnon Tragédie hip hop




Le spectacle sera ensuite après-demain jeudi 9 octobre à l'Avant-Seine, le théâtre de Colombes : 


  • jeudi 9 oct. 2014 - 20h30.
Durée : 2h15


















Issu de la culture urbaine, D’ de Kabal est un explorateur de tous les arts. Son amour des mots l’a mené à la rhétorique d’Eschyle, qu’il confronte au monde moderne.
La tragédie grecque lève la tête et contemple l’horizon vivifiant de l’opéra urbain, puisant sa force dans la société et ses humeurs. L’histoire est celle du roi Agamemnon, dont la victoire sur Troie aura des conséquences désastreuses. Pour réveiller le texte d’antan, les codes du théâtre antique se fondent au contemporain. La pièce est brûlante d’énergie, riche en textures visuelles et sonores. La mise en scène fouille les racines luxuriantes du texte d’origine et l’élève fièrement au pinacle des grands styles à redécouvrir. Une nouvelle lecture de ce classique surprenante à plus d’un niveau.
--

Mardi 7 octobre 2014 à 20h
Avant-première au Théâtre de Chelles

Jeudi 9 octobre 2014 à 20h30
Création à L’Avant Seine / Théâtre de Colombes

Vendredi 28 novembre 2014 à 20h45 : 
Conservatoire Jean Baptiste Lully (salle Gramont), Puteaux

Tournée début 2016 : 
Théâtre de Chelles, Théâtre de Nîmes, la Filature – Scène nationale de Mulhouse…


--





L'Avant Seine / Théâtre de Colombes
Vu sur Twitter, une photo des répétitions d'Agamemnon avant la première à Colombes jeudi prochain.

[BONUS] Vous êtes curieux ?
Rencontre avec D' de Kabal et Arnaud Churin mercredi à 19h30. Entrée libre. Inscription rp@lavant-seine.com
Photo: Vu sur Twitter, une photo des répétitions d'Agamemnon avant la première à Colombes jeudi prochain.

[BONUS] Vous êtes curieux ? 
Rencontre avec D' de Kabal et Arnaud Churin mercredi à 19h30. Entrée libre. Inscription rp@lavant-seine.com
LikeLike ·  · 

Centrafrique : répit à Bangui pour la Tabaski

RCA 

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation

mediaLa présidente Catherine Samba-Panza a été à la rencontre de ses citoyens musulmans alors qu'ils fêtaient l'Aïd en signe d'appaisement.REUTERS/Francois Lenoir

En Centrafrique, les Musulmans ont célébré la Tabaski / Aïd el Kébir dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la Mosquée centrale de Bangui, les quelque 8000 musulmans y résidant ont pu se rendre à la mosquée et partager un repas en famille ; ils ont également reçu la visite surprise de la Président de transition, Catherine Samba Panza. Le premier Ministre s'est quant à lui rendu dans le 7ème arrondissement aux côtés de l'imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balakas. L'heure était aux messages de paix et de réconciliation. 

--
Précisions de Mélissa Chemam
--

Au Pk5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale, une atmosphère rare dans ce quartiers musulmans de la capitale. Pour l'occasion, le présidente de la transition, Catherine Samba Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans, un geste apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK 5.

Malgré le nombre toujours élevés de déplacés, il témoigne de moments de célébration retrouvée pour la première fois depuis le début de la crise.

De son côté, le Premier Ministre Mahamat Kamoun s'est rendu dans le 7e arrt de Bangui, entourée de la Ministre de la réconciliation, de l'imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l'occasion, dont des membres des groupes antibalakas.

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd'hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique :

L'imam a demandé l'aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrt ; de leur côté, les anti-balakas ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

Somalie - Nouvelle perte pour les Shebabs - Analyse de Roland Marchal


Sur la situation en Somalie : entretien avec Roland Marchal, CERI / Sciences Po pour RFI :

http://www.rfi.fr/afrique/20141006-somalie-prise-barawe-petite-victoire-islamistes-shebabs-amisom/


SOMALIE SHEBABS 

Somalie: la prise de Barawe, une petite victoire sur les shebabs

mediaDes soldats de l'Amisom au-dessus de Barawe, le 5 octobre 2014.AFP PHOTO/AMISOM/TOBIN JONES
Les troupes somaliennes et de l'Union africaine en Somalie (Amisom) sont entrées hier, dimanche, dans la ville de Barawe, considérée comme la capitale des shebabs et dernier port d'importance encore entre leurs mains. Les islamistes avaient commencé à quitter la ville vendredi. Cette prise porte un nouveau coup aux islamistes somaliens, un mois après la mort de leur chef suprême.
Selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, Roland Marchal, chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), cette victoire provoque un affaiblissement stratégique des shebabs, qui n'ont presque plus accès au sud de la Somalie :
« Avec l’offensive qui a débuté au mois de mars, aujourd’hui pratiquement tous les ponts qui surplombent la rivière Shabelle et qui permettent donc de passer des deux côtés sont sous le contrôle des forces internationales, explique-t-il. Ce qui veut dire qu'al-Shebab va avoir beaucoup de problèmes à transporter par la route des effectifs nombreux, des armes lourdes, du ravitaillement pour ses troupes. Donc ça va leur créer des problèmes logistiques qu’ils n’avaient pas avant. On sait que l’organisation islamiste s’en est rendu compte puisque, quelques jours avant la mort d’Ahmed Godane, on avait vu les familles des principaux commandants qui étaient encore dans le sud de la Somalie, remonter vers le Nord. Donc quitter cette zone pour ne pas être prisonniers de cette enclave au sud de façon peut-être à laisser après leur père ou leur mari mener la lutte comme ils l’entendaient ».
Mais selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, même si cette victoire est forte symboliquement, sur le terrain elle ne sera pas forcément décisive. L’Amisom ne doit donc pas crier tout de suite à l’éradication des shebabs.
C'est une victoire, on peut la célébrer, mais d'un autre côté, ça n'a pas une signification aussi grande que ça dans la lutte qui est menée actuellement.
Roland Marchal06/10/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter



Pourparlers sud-soudanais : nouvel ajournement


Dernier papier pour RFI :

http://www.rfi.fr/afrique/20141006-soudan-sud-pourparlers-paix-ajournes-kiir-machar/


Soudan du SudRiek MacharSalva Kiir

Soudan du Sud: les pourparlers de paix à nouveau ajournés

mediaLe président Salva Kiir (g.) et le chef des rebelles Riek Machar (d.), le 9 mai 2014 à Addis-Abeba.REUTERS/Goran Tomasevic
Les pourparlers de paix pour le Soudan du Sud sont toujours dans l'impasse. Ils ont été ajournés, selon l'Igad, l'organisation sous-régionale est-africaine qui assure la médiation. Ils pourraient reprendre à la mi-octobre. Ces négociations entre le camp du président Salva Kiir et celui de son ex-vice-président Riek Machar ont pour but de ramener la paix dans ce pays déchiré par la guerre civile depuis décembre 2013. Elles ont débuté en Ethiopie en janvier et n'ont rien donné de concret jusqu'à présent.
L'organisation est-africaine médiatrice au Soudan du Sud a annoncé, dimanche 5 octobre, une nouvelle suspension des négociations. Les pourparlers avaient repris le 23 septembre 2014. L'Igad espérait alors une entente entre les ennemis sud-soudanais sur un accord de gouvernement d'union nationale.

L'organe de médiation a estimé dans son communiqué que les parties réunies dans ce dialogue se sont retirées pour « mener des consultations ». Les rencontres devraient reprendre le 16 octobre. Toujours selon l'Igad, les progrès ont en tout cas été substantiels lors de cette session de pourparlers, plus que lors d'aucune autre, sans que ne soient révélés plus de détails.

Pourtant, les deux parties rivales n'ont rien concédé sur un éventuel accord de partage du pouvoir, malgré un ultimatum initial expiré le 9 août 2014. Les promesses de cessez-le-feu n'ont par ailleurs jamais été respectées plus de quelques jours.

Selon le Sudan Tribune, les désaccords concerneraient la répartition des pouvoirs dans le prochain gouvernement, notamment sur le poste de Premier ministre. Le camp du président Kiir et ses adversaires rebelles se seraient néanmoins mis d'accord sur le principe de l'adoption d'un système fédéral.

Depuis mi-décembre 2013, la guerre civile au Soudan du Sud a fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts et 1,5 million de déplacés.

04/10/2014

RCA - L’ANCIEN PRÉSIDENT CENTRAFRICAIN MICHEL DJOTODIA PREND LA PAROLE


Il a accordé un entretien au quotidien français L'Est Républicain, publié ce samedi :


DJOTODIA : « J’AI LE DROIT DE REVENIR AU POUVOIR »


L'ancien président centrafricain Michel Djotodia a donné une interview au quotidien français l'Est Républicain. Paru hier (samedi) dans l'est de la France, l'entretien est tiré "j'ai le droit de revenir au pouvoir". Michel Djotodia s'est exprimé par téléphone depuis le Bénin où il vit en exil depuis neuf mois, pour la première fois depuis son départ de Centrafrique.

Verbatim avec Mélissa Chemam
--

mediaMichel Djotodia, le 8 décembre 2013 à Bangui.REUTERS/Herve Serefio
Il semble clair que Michel Djotodia cherche à s'adresser à des interlocuteurs français plutôt qu'à ses compatriotes. Sébastien Michaux, journaliste à L'Est Républicain, a obtenu cette interview après des mois de demandes et via un intermédiaire parisien.

Michel Djotodia insiste pour réitérer qu'il juge légitime son éventuel retour en politique en Centrafrique, après sa réélection en juillet dernier à la tête du mouvement Séléka, terme qu'il récuse d'ailleurs désormais.
"Il ne faut plus parler de Séléka", affirme-t-il, "dans la mesure où cette alliance composée de plusieurs tendances politico-militaires n'est plus (...). On parle désormais de Front patriotique pour la Renaissance de Centrafrique".

Il affirme surtout avoir été chassé du pouvoir "injustement" et demande même "réparation" car il a été - je cite - "le seul à respecter tous les engagements politiques lors de la transition". Il estime avoir été abandonné par la France notamment. Or il pense qu'après son départ, seul "le chaos s'est installé".

S'il juge la date de février 2015 "techniquement impossible" pour les prochaines élections centrafricaines, il annonce que son "retour se fera" et ce "par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la Communauté internationale".
Son but, écrit-il, reste de "favoriser la paix" et de "rassembler le peuple centrafricain".


--

Afrique L’ancien président centrafricain prend la parole.Michel Djotodia : « J’ai le droit de revenir au pouvoir »

04/10/2014 

En Centrafrique le chaos règne toujours malgré la présence des militaires français et de la force africaine. Neuf mois après avoir été chassé du pouvoir, « injustement » à ses yeux, l’ex-président Michel Djotodia, exilé au Bénin, s’exprime pour la première fois. Il demande « réparation ».

Mali / France : Soumeylou Boubèye Maïga en garde à vue à Nanterre


Rebondissement dans l'affaire Tomi 

mediaMichel Tomi, dans son bureau de Libreville (Gabon), le 23 janvier 2002.AFP PHOTO DESIREY MINKOH


L'ancien ministre malien de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga a été placé en garde à vue hier (vendredi) à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l'enquête pour corruption visant l'homme d'affaires français Michel Tomi. M. Boubèye Maïga a été interpellé jeudi et placé en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre. On ignore encore les faits susceptibles d'être reprochés à l'ancien ministre, mais l'on se souvient que Michel Tomi a été quant à lui mis en examen en juin, notamment pour corruption d'agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d'abus de bien social, complicité d'obtention indue d'un document administratif et travail dissimulé.

Retour sur cette affaire avec Mélissa Chemam pour Rfi

---

L'enquête a débuté en 2013. Les magistrats du pôle financier de Paris se sont d'abord intéressé aux liens entre Michel Tomi et le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK.

Michel Tomi, 66 ans, a bâti un empire financier en Afrique depuis les années 1990. D'origine corse, croupier puis patron de casinos, il a également investi dans le secteur des transports et dans l'hôtellerie, notamment au Gabon, où son groupe emploie 40 000 personnes, et au Mali.  Il est connu pour avoir implanter les premiers PMU en Afrique.

Il est accusé par la justice française de blanchiment d'argent, et aurait rapatrié une partie de sa fortune illégalement en France. Il a notamment été condamné pour financement illégale de la campagne du RPF de Charles Pasqua aux Elections européennes de 1999.

Au Mali, il aurait entre autre financé la formation d'agents de sécurité d'IBK, dont il est très proche.
Ce serait peut-être à ce niveau que l'affaire aurait pu concerner Soumeylou Boubèye Maïga, considéré lui aussi comme un très proche du président malien. IBK l'avait nommé ministre de la Défense en septembre 2013. Maïga a cependant dû démissionné en mai dernier, après une lourde défaite de l'armée face à la rébellion touareg.


03/10/2014

Ouganda : Museveni retourne sa veste sur l'homosexualité


En Ouganda, le président Yoweri Museveni a mis en garde contre le risque d'un éventuel "boycott commercial" de son pays en cas de nouveau vote d'une loi sur la pénalisation de l'homosexualité. Il avait été largement critiqué cet été pour avoir promulgué une loi, depuis annulée, durcissant la répression de l'homosexualité. Museveni s'est exprimé à travers une tribune parue vendredi dans le quotidien pro-gouvernement 'New Vision'. La loi en question étant gelée, le président dit s'inquiéter des conséquences économiques de ce projet, du fait des "lobbies homosexuels" occidentaux

Précisions : Mélissa Chemam pour RFI

--

Par 

mediaLe 9 août, des militants ougandais de défense des droits des homosexuels ont manifesté pour saluer l'invalidation de la loi anti-gay.REUTERS/Edward Echwalu

Après de longues tractations pour ou contre cette loi, la tribune de Yoweri Museveni apparaît comme un énième rebondissement dans une histoire à plusieurs chapitres. Le président ougandais ne précise pas si un nouveau vote est prévu au Parlement sur cette loi pénalisant la "promotion de l'homosexualité" et encourageant à la dénonciation des homosexuels.

Cependant une majorité de députés a signé une requête demandant un nouveau vote.

Museveni donne néanmoins son avis en écrivant qu' "un problème bien plus sérieux est apparu, la possibilité d'un boycott commercial par les gouvernements occidentaux sous la pression des lobbies homosexuels".

La loi en question, en débat l'hiver dernier en Ouganda, avait suscité un tollé international et le gel de certaines aides publiques. Elle a été votée le 20 décembre, promulguée le 24 février puis annulée le 1er août dernier par la Cour constitutionnelle, officiellement pour des raisons techniques cependant.

Mais selon la FIDH, les homosexuels restent stigmatisés voire persécutés en Ouganda.
Le code pénal, datant de l'époque colonial, punit en effet les relations dites "contre nature" de peine de prison à vie.

Pour beaucoup d'observateurs, Museveni défendait cette loi sous la pression des conservateurs religieux qui ont un poids important sur la vie politique ougandaise. Mais à présent il semble juger qu'il est plus important de privilégier le commerce extérieur du pays. Il aurait été en grande partie influencé lors de son voyage à Washington en août dernier pour le Sommet Etats-Unis / Afrique...