04/11/2014

RDC: l'opposition tente de monter au créneau


RDC: une manifestation de l'opposition tourne court

mediaLa police d’intervention rapide (PIR) à Kinshasa, en décembre 2011.Radio Okapi/John Bompengo

 En RDC, une manifestation a eu lieu à Kinshasa hire (lundi) dans l'esprit d'un "printemps burkinabè".
L'opposition exige la tenue immédiate du dialogue politique pour une transition démocratique vers les prochaines élections. Elle devait se rassembler devant l'ambassade des USA et diège de la Monusco pour faire pression sur la communauté internationale et dire non à toute modification de la transition. Mais cette manifestation a été interdite à la dernière minute par les autorités de la capitale. La police a donc empêché le si in et arrêté près de 60 militants de l'UDPS d'Etienne Tshisekedi et de l'UNC de Vital Kamerhé ont été interpellés  puis relâché. 

Précisions : Mélissa Chemam pour RFI

--
  
Pour le dirigeant de l'UNC, Vital Kamerhe, "les manifestants n'auraient tout simplement pas dû "être appréhendés" et  "ces libérations prouvent que ce pouvoir n'est pas sûr de lui". Il previent que le peuple est prêt à prendre exemple sur le Burkina.

Pour le député de l'UNC et avocat Juvénal Munubo, ces violations des droits de l'homme ne répondent qu'à des demandes légitimes.

Les autorités de Kinshasa ont plaidé l'absence d'autorisation ; le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, lui, ne répond pas aux appels au dialogue.

L'opposition considère qu'il y a rupture du dialogue sur la préparation des prochaines élections et jugent les risques de non respect du calendrier prévu élevés.

Centrafrique : Avec ou sans Djotodia?


Centrafrique : l'info dernière minute de l'Est Républicain :


03/11/2014 à 15:03 Mis à jour il y a environ 6 minutes

L’EX-PRÉSIDENT DE CENTRAFRIQUE DJOTODIA : "JE REVIENS AU POUVOIR OU C’EST LA PARTITION DU PAYS"

Dans un article à paraître mardi, L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires



 L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires. Ainsi qu’ il le disait dans les colonnes de L’Est Républicain début octobre dans la première interview que l’ancien chef d’État avait consenti à donner depuis son départ de Centrafrique, "on m’a fait partir injustement, il devrait y avoir réparation".
Réélu en juillet à la tête de la Seleka, la coalition  (à dominante musulmane) qui renversa l’ancien président Bozizé en mars 2013, Michel Djotodia avance une seconde piste s'il venait à ne pas pouvoir reprendre les rênes du pays pour gérer la fin de la transition: la partition. Autrement dit, l’indépendance du nord musulman, entérinant la fracture avec les catholiques du sud qu’ il estime consommée dès lors qu’ on viendrait à lui barrer la route du palais présidentiel. "Nous voulons la paix", martèle celui qui, de mère catholique et de père musulman, se dit  " le seul à avoir la capacité de rassembler".

03/11/2014

Nouvelles de Libye


LIBYE 

Libye: les soldats du général Haftar affirment avoir repris Benghazi

mediaUn membre des forces pro-gouvernementales à Benghazi pendant les combats face aux islamistes, le 2 novembre.AFP PHOTO / MOHAMED EL-SHEIKHI
En Libye, les troupes du général Khalifa Haftar affirment avoir repris le contrôle de la ville de Benghazi, dans l'est du pays. La ville était contrôlée depuis des mois par les islamistes. Les combats intenses duraient au moins depuis mercredi 29 octobre et auraient fait 36 morts, selon des sources médicales.




Les informations sont difficiles à vérifier car Benghazi est largement coupé du reste du pays. Selon Samir Ghattas, porte-parole de l'ex-envoyé spécial de l'ONU en Libye, désormais basé en Tunisie, les forces du général Khalifa Haftar peuvent avoir repris le contrôle d'une partie de la ville mais cela ne veut pas dire que la situation est stable.
Selon les forces progouvernementales, en tout cas, les unités des forces spéciales du général Khalifa Haftar se sont emparées, vendredi 31 octobre et samedi 1er novembre, des quartiers sud et est de la ville. Ils auraient ainsi repris le contrôle de camps militaires tenus par les islamistes, dont le groupe extrémiste Ansar al-Charia, depuis juillet dernier. Ils auraient également mené des raids aériens dans l'ouest de la ville, fief des islamistes. Ces combats ont fait au moins 36 morts entre vendredi et samedi, selon des sources médicales.
Le porte-parole des forces spéciales a annoncé la reprise de ces quartiers samedi, où se trouve notamment l'aéroport de la ville. Des témoins ont également rapporté que les éléments de ces forces ont attaqué plusieurs maisons des miliciens islamistes dans les quartiers est et sud.
Le général Khalifa Haftar et ses forces alliées jointes à l'armée libyenne, dites « forces progouvernementales » ont lancé une offensive sur l'est libyen à la mi-octobre contre les groupes islamistes qualifiés de « terroristes ». Les combats ont fait depuis, plus de 250 morts. Le gouvernement, lui, a dû fuir Tripoli à la fin du mois d’août dernier, après un assaut d'autres groupes islamistes.

02/11/2014

BURKINA : suites...

" Les Présidents de partis qui viendraient à s’autoproclamer « Présidents de la transition» parlent en leurs noms personnels"


Le Chef file de l'opposition politique déclare : " Les Présidents de partis qui viendraient à s’autoproclamer « Présidents de la transition» parlent en leurs noms personnels"

L'intégralité du communiqué 

"Le Chef de File de l’Opposition Politique informe le Peuple burkinabè, les militants et sympathisants de l’Opposition et de la société civile, que les informations faisant état d’une réunion de l’Opposition ayant abouti à la désignation de « Présidents de la transition » sont fausses et non fondées. Les Présidents de partis qui viendraient à s’autoproclamer « Présidents de la transition» parlent en leurs noms personnels. Leurs propos ou actes n’engagent donc pas l’Opposition Politique.
Par ailleurs, le Chef de File de l’Opposition invite le Peuple burkinabè à rester calme et serein. Il assure que l’Opposition dans son ensemble est à pied d’œuvre, à côté des autres forces vives de la Nation, pour une issue heureuse et très prochaine de la crise.
Vive le Peuple burkinabè !
Ouagadougou, le 02 Novembre 2014
Le Chef de File de l’Opposition Politique

Zéphirin DIABRE"

01/11/2014

Le 7 novembre commence le Festival "Un Etat du monde" au Forum des Images, courons-y!


Fantastique festival de films liés à l'actualité dont certains longs-métrages très très attendus, surtout par moi-meme.

Sélection :  





"The Cut " de Fatih Akin
© Gordon Muehle Bomber Internation



THE CUT

de FATIH AKIN

Soirée d'ouverture / En présence du parrain de cette édition, Pierre Haski, du réalisateur Fatih Akin, Tahar Rahim, Simon Abkarian et de l'équipe du film
Avec Tahar Rahim, Simon Abkarian, Akin Gazi, George Georgiou, Numan Acar, Makram Khoury
Fiction l Allemagne-France l vostf l 2014
138 min l Couleur l Cinéma Numérique 2K

À PROPOS DU FILM


En 1915, Nazaret Manoogian, jeune artisan arménien, est arraché à ses proches par l’armée ottomane. Un douloureux périple l’attend, au cours duquel il assiste au génocide de son peuple, avant de partir en quête des membres survivants de sa famille. Témoin des derniers moments de l’empire ottoman, Nazaret, à l’instar de la communauté arménienne, aura un long chemin à faire pour trouver une terre d’accueil. Dernier opus de Fatih Akin, cette fresque historique est un geste politique courageux pour ce jeune réalisateur allemand d’origine turque.
En présence du parrain de cette édition, Pierre Haski, du réalisateur Fatih Akin, Tahar Rahim, Simon Abkarian et de l'équipe du film

En partenariat avec Pyramide






APÉRO GÉOPOLITIQUE "LES CAHIERS UKRAINIENS"


À PROPOS


"LES CAHIERS UKRAINIENS" D’IGORT (Futuropolis, 2010) 
Rencontre avec Jean-Christophe Ogier et Igort (auteur et dessinateur)

L’Ukraine d’hier et d’aujourd’hui, illustré avec intelligence et inventivité par Igort. Les témoignages recueillis sur place révèlent le passé terrible et le présent difficile de ce pays en quête d’identité.

Entrée libre dans la limite des places disponibles


TIMBUKTU

de ABDERRAHMANE SISSAKO

Avant-première Positif / En présence du réalisateur
Avec Ibrahim Ahmed, Toulou Kiki, Abel Jafri
Fiction l Fr.-Mauritanie l Vostf l 2014
97 min l Couleur l Cinéma Numérique 2K

À PROPOS DU FILM


Nord Mali. En marge d’un village, Kidane, modeste éleveur, mène une vie paisible avec sa femme Satima et leur fille Toya. Jusqu’au jour où les djihadistes
prennent possession du secteur et sèment la terreur en instaurant la charia. Timbuktudénonce sans réserve l’arbitraire et la tyrannie exercés par les extrémistes sur les populations. Un cri de révolte porté par une mise en scène exceptionnelle, salué au dernier Festival de Cannes.
En partenariat avec le Pacte et Positif.

En présence du réalisateur









APÉRO GÉOPOLITIQUE "LA FANTAISIE DES DIEUX, RWANDA 1994"


À PROPOS


"LA FANTAISIE DES DIEUX, RWANDA 1994"
D’HIPPOLYTE ET PATRICK DE SAINT-EXUPÉRY (Les Arènes, 2014)
Rencontre avec Jean-Christophe Ogier et Patrick de Saint-Exupéry
À la veille des commémorations, les deux auteurs sont partis à la rencontre des survivants et des témoins du génocide. Cette B.D. documentaire mêle le récit de ce voyage-reportage aux souvenirs de Patrick Saint-Exupéry (journaliste et cofondateur de XXI) lors de son reportage au Rwanda en 1994.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

--



Golshifteh Farahani

© Memento Films



GOLSHIFTEH FARAHANI, INVITÉE D’HONNEUR



Depuis ses débuts, l’actrice Golshifteh Farahani fait preuve d’audace et de clairvoyance interprétant des rôles forts et sensibles. Son talent est aujourd’hui reconnu à l’échelle internationale.

Cette fille d’un comédien et metteur en scène de théâtre naît en 1983 à Téhéran sous le régime islamique. Jeune virtuose du piano, elle est reçue au conservatoire de Vienne. Mais l’adolescente se sent appelée par le 7e art. Elle devient une immense star dans son pays dès l’âge de 14 ans. Depuis Le Poirier, son premier film, la jeune fille trilingue (persan, anglais, français) enchaîne une vingtaine de tournages en dix ans. Le public français la découvre en 2003 grâce à Deux anges de Mamad Haghighat, qui célèbre la passion d’adolescents iraniens pour la musique. En 2008, l’actrice joue dans Mensonges d’État de Ridley Scott avec Leonardo DiCaprio. Elle devient la première star iranienne depuis 1979 à franchir les portes de Hollywood. Cette aventure américaine la pousse cependant à l’exil.

UNE ARTISTE EN EXIL
L’actrice se souvient : « De retour en Iran, j’ai subi des interrogatoires pendant sept mois. Le tournage d’À propos d’Elly était menacé à cause de moi. Ils me disaient que le regard de DiCaprio sur moi dans le film, c’était le regard des États-Unis sur l’Iran. » L’éloignement de son pays est pour elle « une forme de mort » mais, loin de l’empêcher de s’adonner à sa passion cinématographique, ce déracinement lui permet de renforcer sa vocation. Des réalisateurs de tous horizons, tels Asghar Farhadi (À propos d’Elly), lui offrent des rôles bouleversants et profonds, à la hauteur du talent incontestable de la jeune actrice. Dans ce film au rythme haletant, elle incarne le rôle de Sepideh. Voilée, censure oblige, elle interprète une femme courageuse et exubérante qui, comme elle, ose aller au-delà des bienséances. Le duo Vincent Paronnaud - Marjane Satrapi (Poulet aux prunes), le Franco-Afghan Atiq Rahimi (Syngué Sabour - Pierre de patience), Hiner Saleem (My Sweet Pepper Land) magnifient à leur tour la fraîcheur et la gravité de la comédienne, à travers des personnages de femme libre et non-conventionnelle.


GOLSHIFTEH FARAHANI, INVITÉE D’HONNEUR

My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem, en présence du réalisateur
jeudi 13 nov. à 20h30
Syngué Sabour - Pierre De Patience d’Atiq Rahimi, en présence de l’actrice (sous réserve) et du réalisateur, vendredi 14 nov. à 20h30
À propos d’Elly (Darbareye Elly) d’Asghar Farhadi, en présence de l’actrice
samedi 15 nov. à 17h30
Le Poirier (Derakht-E Golabi) de Dariush Mehrjui, en présence de l’actrice
dimanche 16 nov. à 17h30





MY SWEET PEPPER LAND

de HINER SALEEM

En présence du réalisateur
Fiction l Fr.-All. l vostf l 2014
94 min l Couleur l Cinéma Numérique 2K

À PROPOS DU FILM


Rencontre entre un policier peu conventionnel et une jeune institutrice dans un village du Kurdistan. Le réalisateur kurde Hiner Saleem dépeint, non sans humour, la beauté d’une relation consentie et libre entre homme et femme.
En présence du réalisateur

--


--



"The World" de Jia Zhangke
© Collection Christophel

07   16 NOVEMBRE 2014

Un état du monde... et du cinéma


Tandis que nos écrans sont chaque jour envahis par les images d’actualité d’un monde à la fois instable et  terriblement complexe, des hommes et des femmes choisissent le cinéma pour transmettre leur propre vision. Oeuvres inédites, avant-premières, rétrospectives et invités composent la 6e édition d'un festival qui questionne l’état de nos sociétés grâce au regard des cinéastes.

--

31/10/2014

BURKINA : RECAP DES DERNIERS EVENEMENTS

BURKINA FASOBLAISE COMPAORÉ

En direct: le jour d'après au Burkina Faso

mediaOuagadougou après les manifestations sanglantes de ce 30 octobre 2014.REUTERS/Joe Penney

Retour sur les événements de cette nuit...mais les manifestants s'apprêtent à rejoindre de nouveau la rue. 

Mélissa Chemam
--

En général au Burkina Faso après l'effervescence sans précédent de la journée d'hier. L'armée a en effet annoncé la mise en place d'un couvre-feu, qui a été en grande partie respecté.

Nos correspondants ont néanmoins constaté un peu de circulation dans la capitale, notamment des blindés transportant des soldats à partir du camp militaire du centre ville.

Les manifestants restent tout de même sur le qui-vive et certains s'apprêtent à manifester de nouveau.
Je viens de joindre l'ancien maire de Ouagadougou, selon lui les manifestants sont restés dehors jusqu'au discours du président et ont été surpris par sa déclaration ; ils s'apprêtent à se mobiliser de nouveau.

A Bobo Dioulasso aussi, au sud ouest du pays : l'un deux nous a rapporté que les opposants au régime sont restés éveillés toute la nuit dans cette ville, et réclament toujours la démission du Président. Ils s'apprêtent à se rassembler de nouveau ce matin en centre ville.

--

 La dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale a été le point culminant de la journée d'émeute d'hier contre le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Mais le président Blaise Compaoré n'a toutefois pas évoqué son éventuelle démission...

Il a déclaré vers 21h, heure local, avoir "compris" le message de la population et pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement", au cours d'une allocution télévisée sur le Canal 3. 

Le Burkina s'était enflammé en début de journée, juste avant le vote sur la réforme constitutionnelle prévue à l'Assemblée nationale, à partir de 9h30 / 10h.

Les alentours de l'Assemblée ont été incendiés, puis la télévision publique a été prise d'assaut par des protestataires ; des violences ont eu lieu notamment en province, où la population parle de plusieurs morts, des bilans pour l'instant difficiles à vérifier. 

Selon l'opposition, les troubles ont fait une trentaine de morts et plus de cent blessés, l'AFP n'a pu confirmer que quatre victimes et six blessés graves.

Enfin toute la journée ont tonné des appels à la démission du président. 

Burkina Faso: réécoutez l’édition spéciale de RFI de 17h00-19h00 TU


BURKINA FASO BLAISE COMPAORÉ 

Burkina Faso: réécoutez l’édition spéciale de RFI de 17h00-19h00 TU

mediaLe Burkina Faso en ébullition, ce jeudi 30 octobre, à cause du projet de loi sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015.REUTERS/Joe Penney
Le Burkina Faso s'est enflammé ce jeudi. Alors que les députés devaient se retrouver pour examiner le projet de révision de l'article 37 de la Constitution, les manifestants envahissent l'Assemblée nationale. Rapidement, les forces de l'ordre sont débordées. Les manifestants prennent le siège de la télévision nationale, la RTB, qui est saccagé. Les locaux du CDP, le parti de Blaise Compaoré, sont incendiés. A la mi-journée, le gouvernement annule le vote à sur l'article 37, mais il est trop tard, la machine est lancée... dissolution du gouvernement, dissolution de l'Assemblée... l'armée annonce jeudi soir la mise en place d'un organe de transition pour une durée d'un an... Revivez cette journée dans l'édition spéciale de RFI (17h00-19h00 TU) consacrée aux évènements au Burkina Faso.
Emission spéciale RFI (première partie)30/10/2014 - par RFIÉcouter
Emission spéciale RFI (deuxième partie)30/10/2014 - par RFIÉcouter
Emission spéciale RFI (troisième partie)30/10/2014 - par RFIÉcouter
Emission spéciale RFI (quatrième partie)30/10/2014 - par RFIÉcouter



BURKINA : Réactions internationales

BURKINA FASO ETATS-UNIS FRANCE ONU 

La communauté internationale inquiète de la situation au Burkina Faso

mediaEmeutes à Ouagadougou, le 30 octobre 2014.REUTERS/Joe Penney

Partenaires privilégiés du Burkina Faso, Paris et Washington n'ont jamais montré un grand enthousiasme devant le projet de réforme du président burkinabé Blaise Compaoré.

La France a plaidé cet après-midi pour un "retour au calme" et les Etats-Unis ont exprimé leur "vive inquiétude".

La France compte "un peu plus de 3.500 ressortissants"  au Burkina ; le Quai d'Orsay a expliqué suivre "avec beaucoup d'attention le déroulement des manifestations", lors d'un point de presse électronique.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déploré "les violences qui ont eu lieu dans et aux alentours de l'Assemblée nationale et appelé "à toutes les parties de faire preuve de retenue".

La France avait déjà critiqué, il y a une semaine, le processus de révision constitutionnelle.
Le Président François Hollande même envoyé un courrier à son homologue le 7 Octobre dernier : il avait appelé le Président Burkinabé à éviter "un changement non consensuel de la Constitution", le Burkina étant un exemple pour toute la région.

La Maison Blanche a elle aussi fait part cet après-midi de sa "vive inquiétude" quant à l'évolution de la situation. La présidence américaine a appelé à respecter "les institutions démocratiques", appelant "toutes les parties, dont les forces de sécurité, à mettre fin à la violence et à retourner à un processus pacifique".

L'ONU de son côté a décidé il y a qq heure d'envoyer sur place un émissaire, joignant ses forces avec l'Union africaine.

C'est l'émissaire de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, qui se rendra au Burkina ce vendredi, au sein d'une mission de paix conjointe à l'Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La Présidente de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, dans son communiqué a exprimé une inquiétude profonde face à la situation et appelé à la retenue contre toute violence.L'ONU et l'Afrique joignent ainsi leurs forces pour la recherche d'une solution.
--

Lien :  lire le texte complet du courrier de François Hollande.

Tunisie: Nida Tounes devrait privilégier «la famille démocrate»


 les premiers résultats officiels sont tombé dans la nuit de mercredi à jeudi en Tunisie.
Alors que le parti Nidaa Tounes arrive en tête, il doit envisager des tractations pour former une alliance, n'ayant pas obtenu de majorité absolu à l'Assemblée.

Selon la députée Leyla Hamrouni, membre du bureau executif de Nidaa Tounes, qui vient d'être élue pour le Grand Tunis, il faudra attendre les résultats de l'élection présidentielle du 23 novembre prochain pour affirmer les alliances possibles d'autant plus que les partis vont entrer en campagne pour le prochain scrutin. Néanmoins selon elle, trois options se dessinent : un gouvernement d'union nationale, un gouvernement de technocrate mis en place en accord avec les partis, ou une grande coalition.

Néanmoins selon elle, le parti va commencer par discuter avec les petits partis de la gauche démocratiques :

Leyla Hamrouni, jointe par Mélissa Chemam pour Rfi.


--

Dernières infos :
TUNISIE ENNAHDA

Tunisie: Nida Tounes devrait privilégier «la famille démocrate»

mediaDes partisans de Nida Tounes à Tunis, mardi 28 octobre 2014.
Les résultats officiels des législatives de dimanche se font toujours attendre, mais Ennahda a reconnu la victoire de son principal rival Nida Tounes. Selon les tendances dégagées - environ 70 sièges pour Ennahda, contre 80 à Nida Tounes -, la formation victorieuse sera amenée à former une coalition pour obtenir la majorité, soit 109 sièges sur 217 députés nécessaires. Un passage obligé afin d'obtenir notamment la confiance de l’Assemblée lors du choix du chef du gouvernement.
Dans son intérêt et dans celui du pays, Nida Tounes ne gouvernera pas seul, a insisté son président, Béji Caïd Essebsi.
A l’intérieur du parti, des sources confirment que Nida Tounes, parti a priori victorieux des législatives tunisiennes, privilégie ce que ses membres appellent « la famille démocrate ». Autrement dit, des petits partis d’opposition tels qu’Afek Tunes, jusqu’à la coalition de gauche Front populaire, en passant par les partis destouriens, qui se revendiquent aussi de l’héritage de Bourguiba, prédécesseur de Ben Ali.
Il s’agit d’une position de principe, dans la mesure où il convient d’attendre les résultats définitifs pour évaluer le poids de chacun.
La présidentielle du 23 novembre, une étape clé
En attendant, Nida Tounes se dit capable de cohabiter et refuse d’exclure qui que ce soit, faisant allusion à Ennahda. Le parti islamiste, de son côté, défend toujours l’idée d’un gouvernement d’union nationale.
Dans ce contexte, faire des pronostics paraît prématuré, d’autant plus que les alliances seront déterminées par une étape cruciale, la présidentielle du 23 novembre. A cette occasion, le chef de l’Etat désignera le futur gouvernement.
→ Pour comprendre les enjeux du scrutin tunisien, ne manquez pas l'émissionDécryptage, ce soir à 19h10 :
Elections législatives : quel avenir pour la Tunisie ?
Vincent Souriau reçoit Beligh Nabli, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur Comprendre le monde arabe (Armand Colin, septembre 2013).

29/10/2014

Ghislaine et Claude : déclaration de Fabius ce mercredi

Via l'AFP :
   
      PARIS,  29 oct 2014 (AFP) - Le ministre français des Affaires 
étrangères Laurent Fabius a déclaré mercredi que l'enquête sur l'assassinat de 
deux journalistes de la radio RFI, en novembre 2013 au Mali, était dans une 
phase "décisive" et que leur mort ne resterait "pas impunie".
   "L'enquête est entrée dans une phase tout à fait décisive. Les juges 
devraient pouvoir obtenir rapidement tous les éléments susceptibles d'arrêter 
les coupables", a-t-il dit à l'Assemblée nationale, près d'un an après 
l'enlèvement et l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
   M. Fabius s'exprimait après une question du député socialiste François 
Loncle, qui lui demandait si le chef des ravisseurs était bien identifié et 
s'il s'agissait, comme évoqué par différentes sources, d'un "narcotrafriquant 
lié à Aqmi" (Al-Qaïda au Maghreb islamique).
   "Les accords d'Alger qui sont en train d'être discutés entre Bamako et les 
groupes (armés) du Nord (du Mali) devraient en outre faciliter l'avancée de 
l'enquête", a ajouté le ministre, sans répondre précisément sur les 
informations dont disposent les autorités françaises.
   "L'espoir très ferme est là. Notre détermination est sans faille au côté 
des familles et des journalistes de RFI. L'assassinat de Ghislaine Dupont et 
Claude Verlon ne restera pas impuni", a insisté M. Fabius.
   Les deux journalistes ont été tués le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le 
nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d'hommes 
armés. Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué leur assassinat. Le parquet 
de Paris a ouvert au printemps 2014 une information judiciaire sur leur 
assassinat.
   Dès novembre 2013, le procureur de la République de Paris, François Molins, 
avait indiqué que l'homme soupçonné d'avoir planifié l'enlèvement des deux 
journalistes, Bayes Ag Bakabo, était un Touareg lié à Aqmi et un trafiquant de 
stupéfiants.
   vl/blb/mba
   
AFP 291530 GMT OCT 14