29/09/2014

Mo Ibrahim Foundation 2014 Index of African Governance



  • Ibrahim Index of African Governance

    The Ibrahim Index of African Governance (IIAG) provides an annual assessment of the quality of governance in African countries. Compiled by combining over 100 variables from more than 30 independent African and global institutions, the IIAG is the most comprehensive collection of data on African governance.

    The IIAG provides

    • a framework for citizens, governments, institutions and the private sector to accurately assess the delivery of public goods and services, and policy outcomes, across the continent.
    • a tool to help determine and debate government performance, the IIAG is a decision-making instrument with which to govern.
    The Foundation defines governance as the provision of the political, social and economic goods that a citizen has the right to expect from his or her state, and that a state has the responsibility to deliver to its citizens.
Top of the list:

2014 IIAG Overall Scores & Ranks

Rank &
Country
Overall Score
../100
5 Year
Change
1 Mauritius81.7+1.3
2 Cabo Verde76.6+1.3
3 Botswana76.2+1.3
4 South Africa73.3+0.5
5 Seychelles73.2+2.7
6 Namibia70.3+1.1
7 Ghana68.2+1.6
8 Tunisia66.0+2.2
9 Senegal64.3+4.6
10 Lesotho62.3+3.8
11 Rwanda60.4+4.6

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  • he IIAG assesses progress under four main conceptual categories:
    • Safety & Rule of Law
    • Participation & Human Rights
    • Sustainable Economic Opportunity
    • Human Development

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End of the list:

35 Djibouti46.8+0.7
36 Togo46.4+2.8
37 Nigeria45.8+0.6
38 Burundi45.3-0.1
39 Mauritania44.5+0.8
40 Côte d'Ivoire44.3+7.8
41 Congo43.4+3.1
42 Guinea43.3+6.5
43 Libya42.1-7.4
44 Angola40.9+0.3
45 Equatorial Guinea38.4+0.1
46 Zimbabwe38.0+5.4
47 Democratic Republic of Congo34.1+0.8
48 Guinea-Bissau33.2-6.8
49 Chad32.3+2.5
50 Eritrea29.8-2.8
51 Central African Republic24.8-6.2
52 Somalia8.6+0.5

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  • Strengthening Africa Data

    Uniquely positioned as a user, producer and supporter of African statistics, paucity of data is a core concern for the Foundation. As well as advocating the importance of more and better statistics on and from Africa, the Foundation collaborates with two organisations, Afrobarometer and Global Integrity. By supporting data collection initiatives on the ground, the Foundation aims to complement existing data sets on Africa and enable a more accurate assessment of governance progress on the continent.
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17 Kenya57.4+4.1
18 Benin56.7-3.5
19 Uganda56.1+1.0
20 Algeria54.4+1.4
21 Burkina Faso53.3-1.7
22 Mozambique52.2-2.2
23 Gambia51.6-0.9
24 Swaziland51.5+1.3
25 Sierra Leone51.1+3.9
26 Egypt51.1-8.0
27 Gabon51.0+2.0
28 Mali49.5-5.7
29 Niger49.4+5.5
30 Comoros49.3+0.3
31 Liberia49.3+3.4
32 Ethiopia

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Ebola : nouveau plan de riposte et quarantaine "exemplaire" en Sierra Leone


EBOLA SANTÉ ET MÉDECINE

Cémac: un plan de riposte en cas d’infection Ebola déclarée

mediaUne équipe médicale de Médecins sans frontières (MSF) traite un patient suspecté d'avoir attrapé le virus Ebola.Photo: Reuters
    La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) lance un plan anti-Ebola. Réunis récemment à Brazzaville au Congo sous l'égide de l'Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac). Les six pays membres de la communauté ont décidé de l'accélération des mesures préventives et surtout d'un plan de riposte en cas d'infection déclarée dans l'un des pays déjà confrontés à plusieurs reprises à Ebola.


    Bernice Dahn, vice-ministre de la Santé du Liberia, lors d'une cérémonie d'ouverture d'un centre de traitement d'Ebola, à Monrovia, le 21 septembre 2014.Foto: Reuters/James Giahyue
    Liberia: la vice-ministre de la Santé en quarantaine
    Au Liberia, la vice-ministre de la Santé et directrice des services médicaux du pays,Bernice Dahn, s'est mise elle-même en quarantaine pour donner l'exemple, car l'un des ses proches collaborateurs a été malade d'Ebola. Son adjoint est mort de la fièvre hémorragique Ebola jeudi 25 septembre, selon des sources sanitaires libériennes et humanitaires. Depuis, Mme Dahn a décidé de se placer, elle et le personnel de ses services, en quarantaine pendant 21 jours, la durée maximale de l'incubation du virus. Elle reste désormais chez elle, d'où elle continue à travailler et à former son personnel.
    La vice-ministre de la Santé et directrice des services médicaux du pays s’explique : « C'est la procédure. Mon adjoint est mort d'Ebola et il travaillait avec nous dans nos bureaux. Donc on ne peut nier que nous avons été en contact, même si nous faisons très attention. Comme il est mort du virus, il nous faut un suivi spécial ».
    Bernice Dahn fait de la prévention auprès des proches de victimes d’Ebola depuis les premiers temps de l’épidémie : « Moi-même je suis beaucoup allée sur le terrain, j'ai vu les premiers cas malades et je disais aux gens de rester chez eux. Mais au début, ils n'écoutaient pas et c'est ce qui nous a menés à la situation actuelle. Les gens doivent écouter nos conseils et pour cela nous devons être des exemples pour eux », dit-elle.
    « Nous évitons tous les contacts »
    La vice-ministre de la Santé, bien qu’en quarantaine, continue à distance son travail, notamment la formation de son personnel : « J'ai appelé un des mes assistants qui travaille sur le terrain et j'ai pris le temps de le former pour qu'il continue la tâche et je continue à travailler de chez moi, car les choses que je dois poursuivre moi-même, je continue de m'en occuper. Je travaille de mon ordinateur portable et nous échangeons et partageons nos avancées. Donc tout va bien et notre travail se poursuit », assure encore Bernice Dahn.
    Elle détaille les conditions de sa quarantaine, un exemple pour tous : « Je suis simplement chez moi, je ne suis pas en isolation. Je reste à la maison. Mon mari dort dans une chambre séparée, même si je ne suis pas malade. Mais depuis le début de l'épidémie d'Ebola, on évite de se toucher. A présent nous évitons tous les contacts, il reste dans une autre pièce, mes enfants aussi restent dans des pièces séparés. Et je prends soin moi-même de mes affaires personnelles et je ne les laisse pas toucher des objets que j'ai touchés. Encore une fois, même si je ne suis pas malade, c'est pour les habituer. Je nettoie mes affaires. Je reste à l'écart, c'est vraiment pour donner l'exemple. Mais je vais très bien, je n'ai aucun symptôme de la maladie et je me sens bien », rassure-t-elle.

    28/09/2014

    Le Kenyan Dennis Kimetto bat le record du monde du marathon



    Le Kenyan Dennis Kimetto a battu le record du monde du marathon, à Berlin, avec un chrono de 2 h 2 min 57 sec

    Dennis Kimetto, 30 ans, a amélioré l'ancien record (2 h 3 min 23 sec) établi par son compatriote Wilson Kipsang en 2013 dans la capitale allemande.
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    Le Kenyan Dennis Kimetto a établi un nouveau record du monde du marathon en 2 h 02 min 57 sec, ce matin à Berlin, devenant ainsi le premier homme de l'histoire à passer sous les barre des 2h 03 min. Il s'est imposé devant son compatriote Emmanuel Mutai et l’Éthiopien Abera Kuma (troisième avec 2h05:56), confirmant ainsi la tendance qui impose le Kenya comme l'un des plus grands fournisseurs de records athlétiques du monde.

    Mélissa Chemam pour RFI :

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    Le Kényan Dennis Kimetto a repoussé les limites du marathon

    mediaLe Kényan Dennis Kimetto et son record du monde du marathon.REUTERS/Hannibal Hanschke

    Le précédent record avait en effet été établi par un autre Kenyan : Wilson Kipsang, lors de la même course à Berlin l'an dernier.

    Et Dennis Kimetto, 30 ans, est arrivé en première ligne devant un autre de ses compatriotes, Emmanuel Mutai.

    Il est originaire d'Eldoret, la principale ville de l'ouest du Kenya, dans la région de la Vallée du Rift, riche en athlètes de renom.
    Il est très populaire au Kenya car il vient d'un petit village pauvre, où il y a sept ans, il était encore paysan...

    Arrivé 2ème en 2012 lors du même marathon de Berlin, il avait alors déjà remporté le semi-marathon de la capitale allemande et battu une première fois un record du monde : celui des 25 km de Berlin.

    Son parcours ne fait que dorer un peu plus le blason des athlètes kényans qui dominent la scène des courses à pieds depuis quelques années.

    Paul Tergat, également originaire de la Vallée du Rift, était devenu en 2003 le premier athlète à passer sous
    la barre des 2h 05 lors d'un marathon, un record battu ensuite par le célèbre Éthiopien Haile Gebreselassie en 2008.

    Puis le Kenyan Patrick Makau avait ensuite battu ce record en 2011.

    Kimetto faisait partie des grands favoris de cette course de Berlin, dont les conditions favorisent l'établissement de records.

    Selon l'expression du journaliste sportif kenyan Elias Makori, Kimetto était "l'homme à surveiller de près" en marathon cette année.

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    Mélissa Chemam a pu joindre le journaliste sportif kenyan Elias Makori, qui écrit pour le Daily Nation, et suit la carrière de Dennis Kimetto depuis sept ans :

    "Oui, tout le pays se réjouit, surtout à Eldoret, sa région d'origine. Vous savez, il vient vraiment d'un milieu très pauvre et il y a encore six il travailait dans une ferme.?Puis il a vraiment explosé en athlétisme surtout en 2011 : il a remporté des courses locales puis il a battu le record mondial du semi-marathon.
    Il a vraiment progressé régulièrement et s'entraîne à présent avec un bon groupe d'athlètes kényans.
    Donc oui, il a vraiment travaillé dur et il était clair qu'il était bien placé pour battre un record cette année!
    Dès son retour, il y a aura une grande fête pour lui, surtout à Eldoret!"


    Soudan du Sud: risques d'insécurité alimentaire selon la Croix Rouge

    Entretien pour RFI :

    SOUDAN DU SUD

    Soudan du Sud: le CICR lance l'alerte sur des risques d'insuffisance alimentaire


    mediaSoldat de l'armée du Soudan du Sud.REUTERS/James Akena
    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance une alerte concernant le Soudan du Sud, pays plongé dans la plus grande instabilité. Le plus jeune Etat d'Afrique est menacé, selon le directeur des opérations du CICR, Dominik Stillhart, qui déplore que la crise majeure affectant plus de quatre millions de personnes dans le pays soit « oubliée » par les médias et la communauté internationale. « La situation est critique », selon lui. 
    Thomas Glass est le porte-parole du CICR, il lance de nouveau un appel urgent aux fonds et aux respects du travail humanitaire :
    Il y a des taux de malnutrition aigus.
    Thomas Glass, porte-parole du CICR28/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter
    Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a, quant à lui « snobé » jeudi une réunion à New York consacrée à la guerre civile dans son pays. Un diplomate américain a menacé de nouvelles sanctions contre les belligérants en représailles. Des représentants de l'administration américaine, des médiateurs de pays d'Afrique de l'Est et une délégation sud-soudanaise s'étaient réunis jeudi en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, pour des entretiens consacrés « à l'impact dévastateur de la guerre civile au Soudan du Sud, à l'impact humanitaire, mais aussi au manque d'avancées politiques pour trouver une solution ».


    Cameroun : Inquiétude sur le sort d'un Français détenu arbitrairement


    Interview pour RFI :
    CAMEROUN JUSTICE FRANCE

    La famille d'un autre Français détenu au Cameroun inquiète

    mediaL'homme d'affaires français d'origine camerounaise est en détention préventive depuis treize mois à la prison New Bell de Doualaclix/stockxchange
    Au lendemain de la condamnation à 25 ans de prison de l'avocate Lydienne Yen-Eyoum, la famille d'un autre Français d'origine camerounaise fait part de son inquiétude. Jeannette Foumbi dénonce l'incarcération arbitraire et abusive de son mari Jean-Emmanuel Foumbi au Cameroun. Homme d'affaires français d'origine camerounaise, il est en détention préventive depuis treize mois à la prison New Bell de Douala et doit être transféré à l'hôpital central de Yaoundé. Un procès est en cours au Cameroun pour escroquerie à la propriété intellectuelle concernant un brevet mis au point par Jean-Emmanuel Foumbi, alors que l'affaire a été classée sans suite en France par le tribunal de Bobigny. Selon sa femme, les hommes d'affaires, déçus par ce verdict, auraient tendu un piège au Français pour le faire venir au Cameroun.
    On découvre que c'est un complot forgé par quelques ministres camerounais avec la complicité d'une bande de Français qui sont venus sur place porter plainte pour une affaire commerciale qui a été traitée en France et pour laquelle les personnes concernées ont déjà été déboutées à Bobigny.
    Jeannette Foumbi28/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter


    Ebola : Un corridor humanitaire enfin ouvert


    Dernières infos pour RFI :
    EBOLA SÉNÉGAL ONG SANTÉ ET MÉDECINE

    Ebola: le Sénégal ouvre un corridor humanitaire aérien

    mediaUn avion du Programme alimentaire mondial (PAM) transportant du personnel humanitaire en provenance de Conakry, a atterri samedi après-midi sur le site du corridor humanitaire.AFP PHOTO / SEYLLOU
    Les ONG l'espéraient depuis des semaines alors qu'Ebola vient de franchir le cap des 3 000 morts selon l'OMS. Le Sénégal a ouvert hier, samedi 27 septembre, un corridor humanitaire aérien pour acheminer de l'aide dans les trois pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola : la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Les avions des Nations unies vont être autorisés à effectuer des rotations deux à trois fois par semaine. Un premier avion du PAM a atteri sur le site du corridor.
    C’est à l’aéroport militaire de Ouakam à Dakar que l’avion des Nations unies en provenance de Conakry s'est posé. Sur le tarmac, des tentes ont été dressées en guise de salle d’embarquement, une structure encore provisoire. L’objectif : ouvrir un corridor simple, unifié et sécurisé. Eva Marie Coll Seck, ministre sénégalaise de la Santé.
    « Cette aide humanitaire en équipement en médicaments, en personnel est une aide extrêmement importante et attendue par ces pays-là, explique-t-elle. Donc le Sénégal ne pouvait pas être absent et l’esprit de solidarité a primé. Mais cette solidarité s’est faite avec tout un arsenal pour sécuriser le corridor ».
    Médecins sans frontières devrait prochainement positionner un avion. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a d’ores et déjà prévu de faire partir trois avions par semaine pour transporter des personnels humanitaires et du matériel médical.
    « Je crois que le test que nous venons de faire est très concluant, assure Bintou Djibo est la coordinatrice des Nations unies au Sénégal. Et nous appelons d’autres partenaires à se joindre à ce corridor pour le renforcer ».
    Un bâtiment va être construit pour accueillir et tester les passagers. Une route va être dégagée pour faciliter l’accès. Selon la ministre, le corridor sera définitivement opérationnel dans quatre à cinq semaines.
    A bord de ce premier avion se trouvait la directrice régionale du PAM de retour de trois jours en Guinée. Explications de son porte-parole, Alexis Masciarelli.
    Nous sommes arrivés en Guinée jeudi et nous avons pu aller en Guinée forestière visiter un centre de traitement tenu par MSF auquel le PAM offre une assistance alimentaire pour les patients et leurs familles. Aujourd’hui, nous retournons à Dakar par ce corridor humanitaire qui permettra à toutes les agences humanitaires de transporter leur personnel depuis Dakar mais également leur équipement vers les 3 pays les plus affectés par Ebola, la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée[…] On aura également un vol hebdomadaire entre Dakar et Accra, qui sera la nouvelle base de la mission des Nations unies pour cette réponse à l’urgence Ebola.
    Alexis Masciarelli, porte-parole du PAM27/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

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    27/09/2014

    Rwanda / Burundi : la FIDH demande une enquête indépendante sur les cadavres du Lac Rweru


    Le communiqué de la FIDH :

    26 septembre 2014

    Rwanda / Burundi : Une enquête indépendante doit être menée sur les cadavres du Lac Rweru

    Depuis juillet 2014, des cadavres de personnes probablement exécutées ont été retrouvées dans le lac Rweru à la frontière du Rwanda et du Burundi. Nos organisations s’inquiètent de ces découvertes macabres et appellent les autorités rwandaises et burundaises à inviter une Commission internationale d’enquête indépendante à faire la lumière sur l’identité, l’origine et les circonstances dans lesquelles ces personnes ont été tuées.

    Rwanda / Burundi : Une enquête indépendante doit être menée sur les cadavres du Lac Rweru
    Depuis la mi-juillet, les riverains du lac Rweru rapportent avoir vu flotter sur les eaux une quarantaine de corps dénudés, ligotés et/ou enfermés dans des sacs de jute laissant penser qu’ils ont été torturés avant d’être exécutés. Le 25 août 2014, les autorités burundaises et rwandaises ont finalement envoyé une mission d’enquête conjointe sur les lieux après avoir repêché quatre cadavres et les avoir immédiatement enterrés, officiellement pour des raisons sanitaires, sans avoir procédé à des autopsies. Selon des témoignages recueillis par les organisations de défense des droits humains et les médias locaux et internationaux, ces corps seraient charriés par la rivière Akagera venant du Rwanda.

    «  La découverte d’une quarantaine de corps depuis ces 3 derniers mois est très inquiétante et face à l’échec des investigations rwando-burundaises, doit faire l’objet d’une enquête indépendante par une commission internationale permettant de faire la lumière sur l’identité et l’origine des victimes et d’identifier les auteurs de ce qui semble être des exécutions  » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.

    Le Rwanda et le Burundi ont déclaré avoir respectivement mené des investigations complémentaires. Toutefois, le porte-parole du ministère burundais de l’intérieur a affirmé le 24 septembre 2014 sur des médias internationaux que l’enquête des forces de l’ordre burundaises était terminée. Le porte-parole de la police rwandaise avait déjà fait des déclarations similaires estimant que son pays n’avait pas besoin d’enquêter puisque personne n’avait disparu au Rwanda. A ce jour, les quatre corps retrouvés n’ont pas pu être identifiés, ni leur provenance exacte, et encore moins les auteurs et les circonstances de ce qui s’apparente manifestement à des exécutions extra-judiciaires. Deux autres cadavres repêchés par les riverains depuis ont été rejetés dans le lac tout comme la majorité des autres corps aperçus.

    «  La commission d’enquête internationale devra comporter des experts légistes qui seront en mesure d’établir de façon indépendante l’identité et l’origine de ces corps. Cela sera déterminant pour faire stopper ce phénomène inquiétant quel que soit le pays où ces personnes ont été tuées  » a déclaré Anschaire Nikoyagize, président d’ITEKA.

    Le 24 septembre, le porte-parole du ministère burundais de l’intérieur a par ailleurs déclaré que des personnes inconnues avaient accosté sur les berges du lac Rweru au Burundi à proximité de l’endroit où les corps avaient été enterrés. Dérangés par un gardien, ils ont abandonné dans leur fuite des outils et des bâches laissant penser qu’ils souhaitaient déterrer et faire disparaître les corps. Depuis lors, les autorités burundaises ont mis en place une surveillance du site.

    «  Des témoins au Rwanda ont affirmé avoir vu des corps dériver sur la rivière Akagera ce qui renforcerait les présomptions que les corps viendraient du Rwanda. Sans que l’on puisse lier ces phénomènes entre eux à ce stade, la découverte de ces corps intervient à un moment où l’on enregistre une multiplication des disparitions au Rwanda  » a déclaré Syriaque Ndayisenga, président de la LDGL.

    Selon les informations reçues par nos organisations, des dizaines de personnes auraient disparues au Rwanda depuis le mois de mars 2014. Certaines personnes ont été arrêtées et font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires tandis que d’autres sont toujours portées disparues.

    Nos organisations s’inquiètent de ces disparitions et de la difficulté pour les organisations indépendantes de défense des droits humains d’opérer et d’enquêter au Rwanda. Depuis le 21 juillet 2013, la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (LIPRODHOR)fait l’objet d’une tentative de prise de contrôle visant ses instances dirigeantes légitimes qui fait l’objet d’une procédure judiciaire les empêchant de mener normalement ses activités et de s’exprimer.
    Mise é jour le 26 septembre



    Dernières infos sur Ebola : l'OMS annonce le recours à des vaccins expérimentaux


    Mon dernier papier pour RFI :

    Ebola: tests cliniques pour les vaccins expérimentaux

    mediaParticule virale d'Ebola observée au microscope électronique.REUTERS/Frederick Murphy
    Ebola mobilise toujours. Alors que l'ONU appelle à une mobilisation maximale, des sociétés de recherche pharmaceutiques ont annoncé que des milliers de vaccins expérimentaux contre le virus devraient être disponibles début 2015, c'est ce que confirme ce vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une lueur d'espoir alors que la lutte contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest dure depuis mars 2014.
    Ces vaccins expérimentaux sont développés par deux sociétés : la britannique GlaxoSmithKline (GSK) et l'américaine NewLink Genetics ; l'Organisation mondiale de la santé a donné l'information vendredi 26 septembre au matin lors d'une conférence de presse à Genève. GSK devrait avoir 10 000 doses de ces vaccins expérimentaux disponibles au début de l'année 2015, d'après l'OMS. NewLink Genetics a, de son côté, déjà fait don d'un millier de doses et s'est engagée à en fournir plusieurs milliers d'autres « dans les prochains mois ».
    Des tests cliniques ont commencé aux Etats-Unis, d'autres doivent être mis en place au Mali la semaine prochaine. Il faut rappeler qu'il n'existe toujours pas de vaccin reconnu contre Ebola ni même de traitement spécifique homologué. L'OMS se montre optimiste en affirmant que la mobilisation en cours devrait permettre de développer des vaccins et médicaments « prometteurs », même s'il n'est pas encore possible de dire s'ils seront efficaces avant les tests cliniques.
    Les pays concernés s'inquiètent du manque de réaction des groupes pharmaceutiques. Mais pour Bernadette Murgue, directrice adjointe de l'Institut de microbiologie et maladie infectieuse (Inserm), il est normal que la réponse de la recherche prenne du temps et l'OMS va annoncer la semaine prochaine ses décisions en ce qui concerne les vaccins expérimentaux annoncés.
    L'Organisation souligne tout de même que le principal problème de la crise est « la faiblesse des systèmes de santé » dans la région, bien avant la lenteur de la recherche.
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    26/09/2014

    Kenya: ICG on Al-Shabaab one year after the Westgate attack


    Kenya: Al-Shabaab – Closer to Home

    Africa Briefing N°10225 Sep 2014
    OVERVIEW
    One year after the Westgate Mall terrorist attack in Nairobi, Al-Shabaab is more entrenched and a graver threat to Kenya. But the deeper danger is less in the long established terrorist cells that perpetrated the act – horrific as it was – and more in managing and healing the rising communal tensions and historic divides that Al-Shabaab violence has deliberately agitated, most recently in Lamu county. To prevent extremists from further articulating local grievances with global jihad, the Kenyan government – including county governments most affected – opposition politicians and Kenyan Muslim leaders, must work together to address historical grievances of marginalisation among Muslim communities in Nairobi, the coast and the north east, and institutional discrimination at a national level, as well as ensuring that counter-terrorism operations are better targeted at the perpetrators and do not persecute wider ethnic and faith communities they have purposefully infiltrated.
    The present context is serving only to lose further hearts and minds. Instead of closing ranks as they managed – just – in the aftermath of Westgate, Kenya’s political elites have bought into the deadly discourse of ethnic and religious recriminations. Not only are there plenty of immediate grievances to exploit, but nearly two decades of radicalisation and recruitment in Kenya means that the threat is both imminent and deep. The absence of a common Kenyan Muslim agenda and leadership has meant little resistance to the extremist message.
    The late 2011 military intervention in Somalia to create a buffer against a spillover of insecurity has hastened the expansion of Al-Shabaab’s campaigns into the homeland. The intervention’s strategic calculations in relation to (southern) Somalia may, in the long run, be vindicated. But the impact on domestic security has been severely underestimated, or at least the ability of internal security agencies to disrupt and respond to terrorist attacks without, as the April 2014 Usalama Watch operation did, further alienating communities whose cooperation and support is vital in the fight against terrorism. Yet the blame should lie less in the weaknesses of the country’s institutions than in the unwillingness of political leaders to put aside partisan divisions. And because partisan divisions almost inevitably translate into communal strife, playing politics with terrorism compounds an already volatile situation.
    While the successful drone attack against the Al-Shabaab Emir Ahmed Abdi Godane on 1 September has removed the organisation’s key strategist, not least in extending the jihad beyond Somalia, the inevitable jockeying for position within Al-Shabaab will have implications for Kenyan operatives as they seek to maintain their relevance with the new leadership. A further offensive by the Somalia government and African Union Mission in Somalia (AMISOM), squeezing Al-Shabaab’s territorial presence in south-central Somalia, also risks high-impact attacks elsewhere – including in Kenya – as a demonstration of the insurgents’ continued potency.
    This briefing updates and builds upon previous Crisis Group analysis and recommendations especially in Kenyan Somali Islamist Radicalisation (25 January 2012). The briefing also refers to the transition to devolved government and how longstanding issues relating to the provision of security, regional marginalisation and accommodating minority representation are yet to be fully addressed; these will be explored in a forthcoming series of products on devolution in Kenya.
    To prevent a further deterioration of security and deny Al-Shabaab an ever greater foothold, the Kenyan government, opposition parties and Muslim leadership should:
    • clearly acknowledge the distinct Al-Shabaab threat inside Kenya without conflating it with political opposition, other outlawed organisations or specific communities;
    • put further efforts into implementing and supporting the new county government structures and agencies, to start addressing local grassroots issues of socio-economic marginalisation;
    • carefully consider the impact of official operations such as Operation Usalama Watch, and paramilitary operations of the Anti-Terrorism Police Unit (ATPU) when they appear to target whole communities, and allow for transparent investigations and redress where operations are found to have exceeded rule of law/constitutional rights and safeguards;
    • implement the recommendations of the 2008 (“Sharawe”) Presidential Special Action Committee (finally tabled with the 2013 Truth, Justice and Reconciliation report) to address institutional discrimination against Muslims (eg, issuance of identity cards and passports) and better (proportional) representation of Muslims in senior public service appointments; and
    • facilitate Muslim-driven madrasa and mosque reforms, which should entail review and approval of the curriculum taught; mosques vetting committees need to be strengthened in areas where they exist and put in place where they are absent.
    Nairobi/Brussels, 25 September 2014


    25/09/2014

    Ebola : La Sierra Leone étend la quarantaine


    EBOLA ONU BAN KI-MOON 

    Le virus Ebola au centre d'une réunion spéciale à l'ONU

    mediaA Lagos, un responsable d'école prend la température d'un enfant avant son entrée en classe.REUTERS/Akintunde Akinleye
      Alors qu'en Sierra Leone, un nouveau confinement immédiat est mis en place pour 1,2 million d'habitants afin d'enrayer la propagation d'Ebola, l'ONU tient une réunion consacrée à l'épidémie. Le secrétaire général Ban Ki-moon appelle à un engagement ferme de la communauté internationale contre Ebola. Pendant ce temps, dans les laboratoires, les scientifiques s'échinent à remonter aux sources du virus.
      RFI












      La mise en quarantaine des villes et villages potentiellement touchés par Ebola a été étendue en Sierra Leone. Les autorités ont déjà jugé que le confinement de trois jours imposé au pays le week-end dernier était un succès. Désormais près d'un million 200 000 personnes sont concernées, dans 5 des 14 districts du pays ; trois nouvelles régions viennent d'être ajoutées à la quarantaine. Cela représente un tiers de la population du pays. Les deux villes au cœur du dispositif restent Kenema et Kailahun, dans l'Est du pays. 

      Précisions : Mélissa Chemam
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      Le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, a décidé de prolonger la quarantaine en cours depuis le mois de mai dernier, estimant la mesure efficace et indispensable, alors que le virus continue de se propager dans le pays, mais moins rapidement.

      Pour les ONG partenaires et les agences de l'ONU luttant contre Ebola en Afrique de l'ouest, la quarantaine reste une mesure nécessaire. Selon Festus Minah, représentant du mouvement de la société civile, même si le gouvernement fait face à de nombreux défis, comme le manque de moyens pour collecter les corps des victimes du virus, et pour surveiller les populations des villages, la quarantaine est efficace.

      Festus Minah, représentant du mouvement de la société civile sierra-léonaise : "en général, la quarantaine est bien acceptée par les habitants. Et cela indique que nous avons bien réagi. Il y a des difficultés bien sûr. Par exemple, lundi, on a constaté que des corps de victimes de la maladie se trouvaient encore dans de nombreux endroits, car il n'y a pas assez de personnel pour s'occuper de tout, on manque de moyens logistiques et de transports. Mais je pense que les choses s'améliorent et les gens se préparent de mieux en mieux à ces quarantaine".




      57 - EBOLA - SIERRA LEONE - Festus Minah 26/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

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      Selon l'Unicef, qui coordonne les activités de l'ONU dans ces régions, les principaux défis sont que ces zones sont désormais impraticables ; toutes les voies de circulation et transmission sont interrompues ce qui induit des problèmes supplémentaires :
      - le manque de réserve alimentaire, d'abord, les marchés n'étant plus approvisionnés,
      - la fuite de certains villageois en brousse, pour échapper au confinement, car ils veulent continuer de labourer leurs champs en cette période cruciale précédents les premières récoltes
      - et enfin les difficultés des patients guéris dans les centres de soins urbains à rentrer chez eux dans les villages.

      L'Unicef souligne que les enfants sont les premières victimes de ces problèmes, se retrouvant seuls quand leurs parents sont touchés par la maladie, les proches craignant de les prendre en charge ou leurs déplacements étant contrariés par la quarantaine.

      L'ONU soutient néanmoins au mieux de ses possibilités cette méthode pour enrayer la propagation du virus, notamment à Kenema. Le Programme Alimentaire Mondial met par exemple en place des systèmes de distributions alimentaires en porte à porte.