25/10/2014

Festival "Beyond My Piano" aux Bouffes du Nord en janvier 2015


MUSIQUES - 26 janvier 2015, à 19h30

Le paradis de Helki 
Bachar Mar-Khalifé

Dans le cadre du festival Beyond my piano

© DR
« Le projet est né d’un désir de confondre et de confronter l’univers de Bachar Mar-Khalifé à celui du théâtre, pour donner corps à un projet polyphonique original. Le paradis de Helki est un instantané, une photographie suspendue entre le rêve et la réalité, dérivant dans un espace temps poétique.
Soufflé par une catastrophe, un homme se dresse au milieu du chaos. Comme le rescapé d’un naufrage, il va entreprendre une quête mémorielle, un voyage où se nichent l’enfance, la guerre, la filiation, l’érotisme, jusqu’à trouver la rédemption. Pas à pas, à la façon d’un funambule cheminant sur un fil tendu au-dessus des traumas, son histoire se découvre et se construit. Avant de s’en aller, comme on abandonne un champ de bataille, laissant derrière lui un monde en apesanteur : Le paradis de Helki. » Charif Ghattas


Beyond my piano
Ambiances aériennes et spatiales, pianistes et pianos hors-normes, créations inédites, Beyond my piano revient. À cette occasion, le festival grandit et le Théâtre des Bouffes du Nord s'associe à la Maroquinerie pour honorer cette deuxième édition sur l'espace de trois jours. Beyond my piano est le festival des pianistes affranchis dont la singularité tient à l’esprit aventureux des musiciens qu’il réunit, en même temps qu’à la totale liberté qui leur est laissée. Qu’ils viennent de la scène classique, du jazz, de l’électro, de la pop, ils nous aspirent à aller voir ce qui se passe à côté, en dehors, au-dessus, au-dessous, au-delà du piano en s’appropriant leur instrument d’une façon unique et incomparable. Ce cycle de concerts nous ouvre une petite fenêtre sur un des futurs possibles du piano, instrument à la fois emblématique, historique, avant-gardiste et intemporel, il devient l’espace de trois journées un outil prospectif, un laboratoire musical ouvert en constante reconquête.

Teaser - Le paradis de Helki - Bachar Mar-Khalifé : http://vimeo.com/109794692

Piano, voix, électroniqueBachar Mar-Khalifé
Mise en scèneCharif Ghattas
Scénographie, lumière, son, vidéoJulien Peissel, Joachim Olaya, collectifscale
facebook/bachar-khalife 
collectifscale.com 
facebook.com/beyondmypiano 

L'Adami est le partenaire principal du festival Beyond my piano.
En partenariat Yamaha Artists Services Europe



Reportage de Jean-Louis Le Touzet pour Libération enTurquie à la frontière syrienne, près de Kobané


Grand reportage de Jean-Louis Le Touzet pour Libération envoyé de Turquie à la frontière syrienne : Rencontre avec un réfugié kurde de Kobané, et toute l'histoire du Proche-Orint au XXème siècle reprend vie.


Extraordinaire. Donc on partage :


«À qui voulez-vous que 

je parle d'Aragon ou 

Voltaire à Kobané ?»



 Mustaka Baker, Kurde syrien de 64 ans, vient de fuir la ville en proie aux combats contre l'Etat islamique. Il retrace l'évolution de la cité depuis plus de cent ans et revient sur la présence française.



Mustafa Baker est un Kurde syrien aux grands yeux bleus. Il est né à Kobané il y a soixante-quatre ans. Il y a quatorze jours, il a quitté Kobané, où les combattants kurdes tentent de résister à l’Etat islamique, pour Sanliurfa, côté turc. Lui qui était en costume trois-pièces quand il enseignait le français à Alep à la fin des années 90 vit aujourd’hui avec ses trois enfants dans un appartement dans lequel s’entassent d’autres familles de Kobané, dans une promiscuité terrible. Rencontré mardi soir à Sanliurfa, près de la grotte d’Abraham, il raconte l’histoire de sa ville, Kobané.
«Ce que je sais de Kobané, je le tiens d’un homme qui y a vécu au début du siècle dernier. Il s’appelait Henow Mussi Alé. Nous sommes en 1983. Cet homme a alors 90 ans. Kobané en 1910-1912 n’est qu’un hameau. La ligne de démarcation actuelle est alors une zone marécageuse entourée de deux sources : une à l’ouest et l’autre à l’est, où les Bédouins arabes viennent de temps à autre faire boire les bêtes.

«Les habitants, en ce début de XXe siècle, sont kurdes et arméniens. Il n’y a pas, et jamais eu, jamais, et jusqu’à la prise de pouvoir de Hafez al-Assad à la fin des années 60, aucune présence arabe ici.
«Comme les Bédouins arabes venaient faire boire les bêtes à cette source de l’ouest on a donné le nom de Aïn al-Arab, qui signifie "la source des arabes". Quand les baassistes ont pris le pouvoir, ils ont immédiatement modifié tous les noms kurdes, certains attestaient aussi de la présence des juifs, comme à l’est. Le seul nom juif qu’il reste, c’est "La ferme de Daoud", dans l’ouest de la ville.
«A partir de 1915, les Arméniens qui fuient les persécutions s’installent dans ce grenier à blé. Très vite, ils se mettent au travail et fondent les premières minoteries. Une, puis des dizaines de petites dans la région. Les Anglais, qui construisent la première ligne de chemin de fer, emploient alors une main-d’œuvre locale, principalement kurde. Les gens travaillent ainsi pour la "company". Et très vite le p est mangé et devient "combany". Puis c’est au tour du m d’être avalé et puis ça devient "Kobany" et enfin "Kobané". A ce stade, il faut garder en tête qu’Aïn al-Arab, au moment où les Français s’installent sous le mandat syrien qui débute en 1920, n’est toujours qu’un point d’eau minable.

«LES KURDES SCOLARISÉS PARLAIENT L’ARMÉNIEN»

«Quand les Français arrivent, ils ont devant eux une page blanche. Les Anglais n’avaient rien laissé, sauf cette ligne de chemin de fer et ce nom qui - mâché, remâché, déformé - deviendra Kobané. Les Arméniens offrent immédiatement leurs services aux Français : qu’est-ce qu’on peut faire pour développer la place ? Ici c’est un grenier à blé et il faudrait au centre du village des points d’échange pour les commerces, disent-ils. Enfin, surtout pour leurs commerces, puisqu’ils détiennent tous les savoir-faire.
«Les Français sont les premiers à faire rentrer ce coin de terre perdu dans la modernité des années 30-40. Des routes sont alors construites, une administration voit le jour, un marché, des écoles, même une église catholique arménienne est érigée. Des services de police sont créés. Le mot "garde mobile" est longtemps resté dans les conversations à Kobané et le mot "garde" est toujours synonyme, encore pour les vieux comme moi, de sécurité citoyenne. Les Français, qui sont alors déployés dans la région, sont algériens et sénégalais. L’administration est, elle, tenue par des Français qui portent la cravate. A cette époque, seuls les enfants d’Arméniens sont scolarisés. Les Français demandent aux Arméniens d’ouvrir aux Kurdes qui le souhaitent les portes des écoles. Ainsi, dans les années 30-40, les quelques petits Kurdes scolarisés parlaient aussi de fait l’arménien. En ville, le commerce se faisait dans un sabir de turc, de kurde avec des morceaux d’arménien et de français dans la même phrase.
«Il y avait un café arménien, dans le centre, dont je me souviens très bien : le Karmen Café. Les femmes n’ont jamais été voilées, et les hommes, y compris les Kurdes, venaient boire un vin rouge local. Les boutiques, principalement tenues par les Arméniens, vendaient de tout, y compris de l’alcool. Les Français fréquentaient le soir le café. Le Tanos, le cinéma arménien, donnait des films européens ou américains, jusqu’à ce qu’arrivent les baasistes. Ces derniers ont saccagé au nom du panarabisme, dans les années 70, toute influence occidentale. Le café a disparu, le cinéma a fermé. Les Arméniens sont partis dès 1968 vers les Etats-Unis, la France, et beaucoup dans la région parisienne ont des origines lontaines de Kobané, d’après ce qu’on m’a rapporté. Certains sont allés aussi à Alep où la communauté était très forte et l’anonymat plus préservé.
«Et puis Kobané a été transformé en Aïn al-Arab. Le dernier Arménien est parti il y a quinze jours, comme moi. Il s’appelle Agop Agopian. Il tenait une entreprise de réfection de sièges automobiles en ville. Il a voulu prendre les armes, mais le PYD[Parti de l’Union démocratique, formation kurde qui contrôle la zone, ndlr] lui a conseillé de fuir : "tu es bien trop vieux, on va te faire sortir de Kobané". Il était le dernier de l’empreinte arménienne, une empreinte que les baasistes se sont évertués à tuer année après année. De 1946, départ des Français, jusqu’au milieu des années 60, ce fut un âge d’or pour la ville avec les communautés turques, kurdes, arméniennes dans cette Syrie tolérante, pas dévoyée par cet islam manipulé et ces dingues de criminels de la famille Al-Assad.

«JE N’AI JAMAIS SUPPORTÉ LES MÉTHODES DES BAASISTES»

«J’ai appris le français, non pas parce que ma ville avait été comme un laboratoire de la modernité importé par les Français durant leur mandat, mais parce que c’était comme ça : tu feras du français, point. Hélas, comme je le ne pratique plus, j’ai totalement perdu mon français. J’ai été emprisonné trois ans en 1987. Sans avocat, sans procès, pour activités subversives. Je n’ai jamais supporté les méthodes des baasistes. Quand j’ai été arrêté, ils m’ont dit : on va contrôler même tes rêves. Quand je suis rentré à Kobané dans les années 90, mes voisins pensaient que j’étais devenu complètement taré : je parlais tout seul. Mais à qui voulez-vous que je parle de Louis Aragon, d’Albert Camus ou de Voltaire à Kobané ?
«Aujourd’hui j’ai perdu ma propre mémoire, mes livres, mes cahiers, mes notes, mes souvenirs. Tout a disparu : le vin que je buvais, les Arméniens que j’ai aimés et qui m’ont transmis l’amour de la culture française. Je suis chanceux, car je suis en vie et, surtout, j’ai mes trois garçons qui m’ont rejoint côte turc et qui m’ont trouvé un petit appartement.»
Il fait nuit. L’homme a les larmes qui lui montent et cite les deux premiers vers desYeux d’Elsa d’Aragon, et dit : «Ne nous oubliez pas. Voyez ce que pouvoir a fait de nous, les Syriens, en créant un monstre comme l’Etat islamique : des gens sans passé, sans culture, sans abri.»





La Tunisie aux urnes dimanche pour les élections législatives - encadré


Par AFP :

   Par Antoine LAMBROSCHINI
 
      TUNIS,  25 oct 2014 (AFP) - La Tunisie était engagée samedi dans les
derniers préparatifs pour ses premières législatives depuis la révolution de
2011, un scrutin crucial pour lequel un vaste dispositif de sécurité sera
déployé par crainte d'attaques jihadistes.

   La campagne pour ces élections, qui seront suivies le 23 novembre d'une
présidentielle, a été dans l'ensemble morose --les espoirs révolutionnaires de
nombreux Tunisiens ayant été déçus-- mais pacifique.

   Samedi et dimanche, les partis sont tenus au silence, si bien que leurs
derniers meetings de campagne se sont déroulés vendredi soir.
   Selon les observateurs, deux partis partent favoris: les islamistes
d'Ennahda, au pouvoir de début 2012 à début 2014, et leurs principaux
détracteurs de Nidaa Tounès, une formation hétéroclite rassemblant aussi bien
des anciens opposants au dictateur déchu de Zine El Abidine Ben Ali que des
caciques de son régime.

   Près de 5,3 millions d'électeurs sont convoqués aux urnes dans 33
circonscriptions afin d'élire à la proportionnelle 217 députés parmi les
quelque 1.300 listes candidates. Les Tunisiens de l'étranger votent pour leur 
part depuis vendredi dans leurs pays respectifs.

   Si la Tunisie fait figure aux yeux de la communauté internationale de
dernier espoir de transition démocratique réussie parmi les pays du Printemps
arabe, les autorités n'en craignent pas moins des attaques jihadistes visant à
faire dérailler les élections.

   D'ailleurs, un assaut, après plus de 24 heures de siège, contre une maison
en banlieue de Tunis abritant un groupe armé s'est soldé vendredi par la mort
de six suspects, dont cinq femmes, selon la police. La veille, un gendarme
avait été tué.


   - 'L'heure de vérité' -
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   "J'appelle tous les Tunisiens à voter massivement car c'est un jour très
important pour l'histoire politique de la Tunisie, et à ne pas avoir peur des
menaces car les terroristes ont cet objectif d'empêcher les élections, la
création d'une démocratie, d'un Etat de droit", a martelé le ministre de la
Défense, Ghazi Jeribi.

   Depuis la révolution de fin 2010 - début 2011, la Tunisie a assisté à
l'essor de groupes jihadistes, responsables d'attaques ayant tué des dizaines
de membres des forces.

   Quelque 80.000 policiers et militaires doivent être déployés pour le
scrutin. Ils sont déjà présents en nombre à travers tout le pays depuis une
semaine.

   Le Premier ministre Mehdi Jomaa, les ministres de l'Intérieur et de la
Défense et le président de l'instance organisant les élections (ISIE), Chafik
Sarsar, inspectaient samedi matin dans la région de Nabeul (nord) des bureaux
de vote, des postes de police et un centre de stockage des urnes.

   "Ce qui est important", "c'est de (...) voir les dernières (mesures) mises
en place pour la sécurité, les préparatifs pour la grande journée, l'heure de
vérité", a déclaré à l'AFP M. Sarsar.

   L'ISIE a précisé qu'elle ne serait probablement pas en mesure d'annoncer
les résultats dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu'elle a jusqu'au 30
octobre pour faire état de la composition du nouveau Parlement. Les partis en
lice peuvent néanmoins publier plus tôt des résultats de leur décompte des
voix, le dépouillement étant public.
 
   - Parlement fragmenté? -
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   Le mode de scrutin -- la proportionnelle au plus fort reste-- favorisant
les petites formations, les principales forces politiques ont d'ores et déjà
souligné qu'aucun parti ne sera à même de gouverner seul.

   "Je crois que le Parlement sera fragmenté", reconnaît Mohsen Marzouk, un
des dirigeants de Nidaa Tounès qui prévoit qu'Ennahda et son parti se partagent
quelque 150 sièges, les autres revenant à une kyrielle de petites formations
avec lesquelles des négociations pour former une coalition de gouvernement
devront avoir lieu.

   Reste aussi l'inconnu de la participation, nombre de Tunisiens se disant
désabusés par les batailles politiciennes qui ont retardé de deux ans ces
élections.

   Ennahda, qui a dû quitter le pouvoir début 2014 à l'issue d'une année 2013
marquée par une crise politique, l'assassinat de deux de ses opposants et des
attaques jihadistes, a assuré vouloir former un cabinet consensuel, se disant
même prêt à une alliance de circonstance avec Nidaa Tounès.

   Le grand parti séculier, qui fait campagne en se posant en unique
alternative à Ennahda, régulièrement qualifié de groupe obscurantiste et
antidémocratique, prévoit aussi en cas de victoire de former une coalition et
n'a pas entièrement fermé la porte à une collaboration avec les islamistes.

   ak-alf/cco
 
AFP 251012 GMT OCT 14


24/10/2014

RDC:quatre co-accusés de Jean-Pierre Bemba libérés par la CPI


RDC JUSTICE INTERNATIONALE 

RDC: Babala et trois co-accusés libérés par la CPI, le MLC satisfait

mediaJean-Pierre Bemba restera, lui, en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la CPI.AFP
Le député d'opposition congolais Fidèle Babala Wandu est arrivé jeudi 23 octobre à Kinshasa. La Cour pénale internationale lui a accordé mardi une mise en liberté provisoire, pour éviter que sa détention provisoire ne soit d'une durée « disproportionnée ». Mais Fidèle Babala reste accusé d'avoir essayé de corrompre des témoins dans le procès de Jean-Pierre Bemba, le directeur de son parti qui, lui, est inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Fidèle Babala Wandu a été libéré de la garde de la Cour pénale internationale avec ses co-accusés Aimé Kilolo Musamba et Narcisse Arido. Fidèle Babala Wandu doit cependant rester à la disposition de la Cour pénale internationale. Son mouvement politique se réjouit quand même de sa libération provisoire, comme l'explique Thomas Luhaka, le secrétaire général du MLC, Mouvement de libération du Congo.
Cette libération est une bonne nouvelle.
Thomas LuhakaSecrétaire général du MLC24/10/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter
Le quatrième accusé, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, sera prochainement remis en liberté provisoire également. Les suspects devront toutefois comparaître devant la Cour si les juges le demandent. Jean-Pierre Bemba, également suspect dans cette affaire, restera en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour.


Adaptation de Karine Tuil au théâtre : Le Mariage de M. Weissmann, d'après le roman « Interdit »



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Le Mariage de M. Weissmann

d'après le roman « Interdit » de Karine TUIL (éditions Grasset)


Adaptation et mise en scène Salomé LELOUCH
décor et costumes Natacha MARKOFF
Musique originale Pierre Antoine DURAND
Lumières Denis KORANSKY
avec Jacques BOURGAUX, Bertrand COMBE et Mikaël CHIRINIAN


« Je m'appelle Saül Weissmann mais ne vous fiez pas à mon nom qui est juif, en dépit des apparences. J'ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même ». Ainsi commence la confession du narrateur qui apprend de la bouche d'un rabbin qu'il n'est pas juif selon la loi de Moïse. Une histoire sur la quête identitaire, incisive et pleine d'humour noir, où le cynisme le dispute à l'absurde.
- See more at: http://www.theatrelabruyere.com/spectacles/mariage.php#sthash.0SmgUqDl.dpuf



A partir du 16 octobre 2014


du mardi au samedi à 19h


Prix des places

  • 1ère catégorie : 28 €
  • 2ème catégorie : 24 €
Tarif spécial tous les vendredis : 15 €
- See more at: http://www.theatrelabruyere.com/spectacles/mariage.php#sthash.0SmgUqDl.dpuf

PEDRO KOUYATE & BAND à Paris le 8 novembre, au Café de la Danse



Samedi 8 novembre



PEDRO KOUYATE & BAND



19h30
18 € / 20 €

PEDRO KOUYATE
Soirée de lancement de son album solo : La Tramontane
Artiste libre et inspiré, c’est dans la culture ancestrale de son pays d’origine, le Mali, et particulièrement dans l’univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingue, à qui il emprunte le flow et les gammes pentatoniques, que Pedro Kouyaté puise ce qui constitue la base de ses créations. C’est à sa manière toute particulière qu’il rend hommage à cette richesse inépuisable. Ainsi, à partir de mélodies au chant, à la guitare, mais aussi au n’goni, son instrument de prédilection, il invente une transe hypnotique dans laquelle s’intègrent des solos mémorables dialoguant avec ceux tout aussi étonnants du saxophoniste Florent Dupuit, du bassiste Nelson Hamilcaro et du batteur et percussionniste Renaud Ollivier. Sa pratique du n’goni, instrument aux sons percussifs et très évocateurs du monde parallèle et mystérieux des chasseurs mandingues, fait de Pédro kouyaté l’un de ses plus surprenants interprètes.
Sur scène, il fait vibrer une voix profonde quand son chant se déploie en nappes graves et dissonantes, mais c’est aussi le flow des griots de la place publique africaine, transposé sur la scène, qui est une des composantes majeures du spectacle.
Ces alternances de périodes calmes et d’introspection avec d’autres au tempo et à la parole très rythmés offrent un spectacle particulièrement riche et varié.
À la manière de ses ancêtres, Pedro Kouyaté captive le spectateur, le saisie et l’interpelle avec une générosité et un dynamisme décapants. Son charisme énigmatique et l’énergie créative des musiciens qui l’accompagnent invitent le public à l’expérience d’un voyage intemporel, riche de surprises et à chaque fois différent.
« Dans son bouillon éclectique et profondément original, il (Pedro Kouyaté) synthétise les racines, modernise le son de la terre, celui du feu, de l’eau, de l’air (…) sa puissance d’interprétation, dans son énergie contagieuse, dans sa nature sauvage et sans ornière, propice à l’émergence de toutes les rêveries, de toutes les créations… ». Radio France Internationale
« Tramontane », « Kaîba Lampéduza », « Apollo », « La rousse » etc… dix titres interprétés en solo, évoquant ses souvenirs d’enfance au Mali, sa vie d’exilé ou ses ressentiments sur le monde d’aujourd’hui, vont composer ce nouvel album dans lequel, plutôt que dire, Pédro Kouyaté suggère, propose… Au gré de son répertoire, il expérimente au n’goni, l’instrument des chasseurs mandingues, les accents envoutants et parfois déroutants du pentatonique. Ailleurs, à la guitare, son jeu rapide, sorte d’arpège bluesien, fabrique des phrasés insensés, bouillonnants, doux ou stridents, mélodiques ou rythmiques… humeurs changeantes… Partout, sa voix profonde et sensible joue avec les temps, les silences qu’il souligne, accompagne, approuve, ou parfois transperce à la manière des griots sur la place publique.
Une soirée présentée par MADSAC ART CONCEPT PRODUCTION
- See more at: http://www.cafedeladanse.com/pedro-kouyate-band/#sthash.PFvta5Dp.dpuf


Centrafrique : Tensions autour de Bambari - Déception de la Séléka face aux promesses et échecs de Catherine Samba Panza


mediaUn patrouille de casques bleus dans le quartier de Sango à Bangui où les tensions restent vives, le 15 octobre.AFP PHOTO / STRINGER


En Centrafrique, de nouvelles violences auraient fait fuir des habitants dans la région de Bambari ces deux derniers jours. 
L'attaque a eu lieu dans la localité de Yamalé de la région de Bakala, dans le centre, selon la Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique.
La Minusca a envoyé un groupe de soldats hier (jeudi) pour vérifier les faits sur place et la patrouille n'a constaté aucune victime.

Des villageois ont relaté des échauffourées, auraient vu deux anti-balakas attaquer ou se battre avec des peuls. 
Certains rapportent qu'un anti-balaka aurait été lynché par la foule, mais la patrouille n'a pas de preuve.

Ce qui est sûr selon OCHA (ONU), c'est que des déplacés continuent d'arriver dans la ville de Bambari. La plupart sont pris en charge qu camp de l'église Notre-Dame de la Victoire.

Les attaques se multiplient dans la région de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, depuis début octobre. A chaque fois, les informations sur les assaillants et le nombres de victimes arrivent tard jusqu'aux organisations humanitaires à Bambari et restent peu fiables.

Les bilans de victimes de ces attaques restent peu fiable selon OCHA, certaines sources parlant de blessés, d'autres de morts,souvent sous l'effet du choc, ou parmi les déplacés.


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Parallèlement, les promesses de la présidente de la transition Catherine Samba Panza ne satisfont pas toutes les parties.

Pour les membres de la Séléka, il semble évident que ses engagements pour ramener la sécurité et lutter contre l'impunité sont de la poudre aux yeux, et ne prouve que l'incapicité de la transition.
Selon Habila AWAL, porte-parole de la Séléka, il faut donc sortir le plus vite de la transition et organiser des élections pour sortir de cette impasse...

Habila AWAL, porte-parole de la Séléka, joint par Mélissa Chemam, à entendre sur RFI, vendredi matin dans nos éditions Afrique.



22/10/2014

Centrafrique : Discours de la Présidente de la transition. Vers un changement politique?


Mon dernier papier sur la Centrafrique pour RFI :
RCA CATHERINE SAMBA-PANZA

RCA: Catherine Samba-Panza devant le CNT ce mercredi matin

mediaDiscours de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, aux membres du Conseil national de la transition, à Bangui, le 6 mai 2014.AFP / ISSOUF SANOGO
Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l'insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l'affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l'état de la nation.






Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un « vice de procédure ».
De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n'a jamais été si impopulaire. Elle doit s'exprimer, mercredi, sur l'état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.
Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Seleka. Cependant, toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.
Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait - dans un premier temps - le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié. 

21/10/2014

Centrafrique : tournant politique? Catherine Samba Panza plus critiquée que jamais


En Centrafrique, des miliciens anti-balaka et ex-Séléka s'en sont violemment pris à des habitants de Bambari ces jours derniers qu'ils accusent de collaborer avec leurs rivaux. Selon la gendarmerie, au moins 7 personnes ont été tuées, et plusieurs autres blessées.
Un incident de plus qui prouve l'insécurité persistante du pays, alors que l'aéroport de Bangui est fermé depuis plusieurs jours

Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Et ce mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant les Centrafricains pour faire le point sur l'Etat de la nation.

Plus de détails - Mélissa Chemam.

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Mahamat Kamoun est dans une position difficile. Sa déclaration d'hier soir est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Mais il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un "vice de procédure".

Minée par une crise de confiance et l'affaire du détournement des fonds d'aide angolais, Catherine Samba Panza n'a jamais été si impopulaire.

A ce stade, anti-balakas comme ex-sélékas semblent même ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.
Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, après avoir consulté pendant trois jours "les forces vives de la nation" dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Séléka.

Et toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.


En conséquence, Catherine Samba Panza doit s'exprimer ce mercredi sur l'état de la nation.
Mais beaucoup espèrent désormais son départ. Selon de nombreuses voix, un passage obligé serait dans un premier temps le départ de son premier ministre Mahamat Kamoun nommé cet été mais largement décrié.

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Insécurité croissante

Les incidents violents se sont multipliés depuis début octobre, à Bangui et autour de Bambari, alors que la situation politique tangue fortement dans la capitale centrafricaine.

Selon la gendarmerie locale, des individus armés se réclamant des anti-balaka sont partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango, plus au sud, et ont froidement assassiné cinq personnes aux villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka.
Ceux-ci règnent sans partage sur la région de Kouango, à la frontière de la RDC.

La semaine dernière, une attaque dans le quartier de la résidence de la présidente de la transition a révélé que non seulement les violences reprennent, mais qu'elles ont aussi un caractère politique.


Centrafrique : l'ex-Séléka annonce la tenue d’ici le 25 octobre d’une Assemblée Générale de la coalition à Kaga-Bandoro




La Séléka annonce une Assemblée Générale à Kaga-Bandoro
 
Bangui, 21 octobre 2014 (RJDH)---Dans un communiqué rendu public le lundi dernier, le 1er vice président de l’ex-Séléka, Nourredine Adam a annoncé la tenue d’ici le 25 d’une Assemblée Générale de la coalition à Kaga-Bandoro. 
 
Le communiqué signé de Nourredine Adam précise que cette Assemblée Générale est décidée à l’issue d’une réunion du bureau politique le 29 septembre dernier. Le document fait comprendre que la décision de l’organisation de cette Assemblée Générale est partagée par l’Etat-major et le bureau politique de l’ex coalition Séléka actuellement dénommée Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

Le communiqué ne donne pas de précisions sur les objectifs de cette Assemblée Générale. Il se contente de souligner que les membres seront libres « d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée ».

Contactée par le RJDH, une source proche du bureau politique de l’ex Séléka a déclaré que l’Assemblé Générale de Bandoro sera l’occasion de faire le bilan de l’Etat-major de la Séléka et de prendre des décisions concernant le bureau politique et de définir une nouvelle politique de la coalition.

C’est la troisième fois en un mois que Nourredine  Adam, 1er vice président de l’ex-Séléka annonce la tenue d’une Assemblée Générale sans que celle-ci ait lieu. Cette Assemblée Générale est annoncée, deux jours après l’arrivée de plusieurs convois de combattants de ce mouvement dans la ville de Kaga-Bandoro et le jour où les contingents marocains et gabonais présents dans cette ville sont remplacés par celui du Pakistan.

/ RJDH - Sylvestre Sokambi