19/11/2014

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense pour la première fois à Sciences Po ce mercredi



Conférence "Quels choix de défense dans un environnement budgétaire contraint?" avec  @ Science Po.


L’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po a l’honneur de vous inviter à un 

Débat exceptionnel
avec le ministre de la Défense
Jean-Yves Le Drian

Quels choix de défense
dans un environnement budgétaire contraint ?
En présence de :
Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, à partir de 19h30
Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées
Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement
Hugues Bied-Charreton, directeur des affaires financières du ministère de la Défense

Animé par :
Ghassan Salamé, doyen de l’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po
Jean-Michel Oudot, économiste à la direction des affaires financières du ministère de la Défense 
et enseignant à l’Ecole des Affaires internationales de Sciences Po

Mercredi 19 novembre 2014 Ÿ 18h00-20h15
Sciences Po, Amphithéâtre Boutmy, 27 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris




Melissa Chemam (@melissachemam)
@JY_LeDrian @sciencespo sur les #OpEx: on engage pas nos forces pr le gvt du moment. Ex. Barkhane car menace de longue durée

1. Notre politique de Défense - avec les étudiants de SciencesPo.


THÉÂTRE : « TROIS SŒURS » A LA TEMPÊTE


Nouvelles critique théâtre pour TouteLaCulture.com :

http://toutelaculture.com/spectacles/theatre/trois-soeurs-face-aux-pleins-et-aux-vides-de-la-vie-au-theatre-de-la-tempete/


« TROIS SŒURS » FACE AUX PLEINS ET AUX VIDES DE LA VIE AU THÉÂTRE DE LA TEMPÊTE


19 novembre 2014 Par Melissa Chemam

Dans une mise en scène à la fois moderne, faisant appel largement à la vidéo, et fidèle à l’ambiance de Tchekhov, Claire Lasne-Darcueil donne joie et densité à ce texte de 1901 d’Anton Tchekhov à La Tempête. Une version hyper moderne et mélancolique de cette Russie à la fois si crûment réaliste et si universellement humaine. Laissez-vous emporter…
Les hommes ne sont pas vraiment là, premier constat. L’histoire de ces trois sœurs s’ouvre déjà sur le rappel de la mort de leur père. Olga, Macha et Irina se retrouvent ainsi livrées à elle-même. Elles ont bien leur frère, Andrei, mais il est ‘amoureux’ et il joue à se cacher… Face à cette ville de garnison dans laquelle leur père avait été envoyé comme général, qui ne les inspire plus, elles qui rêvent de retourner dans la capitale, Moscou, la ville de leur enfance, les trois sœurs vont devoir faire un plongeon dans la vie d’adulte, sans filet. Il y a bien, aussi, le mari de Macha, la cadette, mais Fedor le professeur est d’un tel ennui que personne ne lui prête d’attention. Le seul véritable homme qui arrive dans cette province récurrente qu’adore poser Anton Tchekhov, comme une métaphore de l’étroitesse de la vie quotidienne concrète par rapport aux désirs étouffés des personnages, c’est Alexandre Verchinine, ancien militaire auprès du père qui arrive dans la garnison, et se rappelle des trois sœurs, petites, lors de ses visites chez leur père à Moscou, et surtout de Macha… Le vieil ami médecin de la garnison préfèrera se noyer dans l’alcool, lui qui aima toute sa vie, en silence, la mère des trois filles. Même Nikolas, le baron, également militaire, fou amoureux de la belle Irina, ne parviendra pas à être tout à fait.
Mais c’est littéralement, dans la mise en scène de Claire Lasne-Darcueil que les hommes ne sont pas là. Ils ont été filmés. Leurs interactions, leurs échanges avec les trois sœurs apparaissent via un écran. En scène, seules passent, parlent, bougent ces trois jeunes femmes. Un choix radical qui imposera forcement un sentiment de destin dramatique. Comme souvent chez Tchekhov, les trois sœurs passent de peu près du bonheur.
Poétiques, pleines d’énergie, les trois comédiennes (Julie Denisse, Emmanuelle Wion, Anne Sée) portent intensément la pièce, avec finesse et intensité, joliment soutenues par le décor champêtre – printanier, automnal puis hivernal – posé par l’écran, avec lequel elles interagissent avec grâce. Face à la solitude d’une petite ville de garnison, que peuvent la beauté, le plein d’amour, et le désir de vie de ces trois jeunes femmes, trop éduquées, trop sensibles pour leurs voisins ? Peu de choses, mais cela sera tout. Alors qu’au premier acte, elles professent toutes leur confiance dans un déménagement à Moscou avec leur frère, tout ailleurs semble ici d’emblée bien loin… tout comme la possibilité du bonheur.
La vidéo, le cinéma dialoguent ici avec la scène, dans une collaboration avec Martin Verdet, qui permet à Claire Lasne-Darcueil de poursuivre de manière originale son aventure avec Anton Tchekhov entamée en 1995.



18/11/2014

NIGERIA : Maiduguri tente de reprendre une vie normale


 Dernier papier pour Rfi sur le Nigéria en date : sur la décision de rouvrir les écoles dans l'Etat de Borno régulièrement frappé par Boko Haram.

Demain on parlera de la prochaine présidentielle dans l'émission de Juan Gomez, Appels sur l'Actualité. Restez à l'écoute!

Toute les infos ici : http://www.rfi.fr/emission/20141119-1-rdc-violences-policieres-onu-human-rights-watch-rapport/

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NIGERIA BOKO HARAM

Nigeria: réouverture des écoles publiques de l'Etat de Borno

mediaDes habitants de l’Etat de Borno, au Nigeria, regroupés en milice d’auto-défense pour lutter contre la menace de Boko Haram, le 5 juin 2014.REUTERS/Joe Penney
A Maiduguri, au nord-est du Nigeria, les écoles publiques de l'Etat de Borno ont commencé à rouvrir, ce lundi 17 novembre, après avoir été fermées pendant huit mois à cause des attaques de Boko Haram. Les écoles primaires sont désormais ouvertes. Les autres écoles publiques devraient suivre. L'administration doit d'abord libérer les salles des écoles qui hébergent en grand nombre des déplacés internes chassés de chez eux par les attaques de Boko Haram.
Moussa Kubo est enseignant à Maiduguri. Il était jusqu'à récemment commissaire en charge des questions d'éducation pour le gouvernorat de l'Etat de Borno dont les postes sont en train d'être redistribués.
Il assure que toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité maximale des enfants et des enseignants. Il informe aussi que les zones les plus dangereuses ne verront pas les établissements rouvrir.
« Nous étions vraiment obligés de fermer les écoles. Même maintenant, à l’heure où je vous parle, il reste beaucoup de localités où l'on ne peut pas se permettre de les rouvrir à cause de la menace islamiste. Et quand on les ouvrira de nouveau, nous devrons mettre en place toutes les mesures de sécurité nécessaires pour s'assurer que tout soit le plus sûr possible et que les gardes soient en alerte maximale pour éviter toute attaque », a précisé, à RFI, Moussa Kubo.
Les écoles ont été fermées pendant huit mois à cause des violences commises par les assaillants de Boko Haram. A présent, les écoles primaires sont désormais ouvertes et les autres écoles publiques suivront. L'administration scolaire estime que Maiduguri et d'autres villes de l'Etat sont suffisamment sûres pour que les cours reprennent, même si Moussa Kubo reconnaît que les parents et les enseignants restent inquiets.
L'armée a récemment repris le contrôle de plusieurs villes de l'Etat - dont Chibok - aux miliciens de Boko Haram dont l'Etat de Borno est le fief historique.
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17/11/2014

CPI : Le procès de Laurent Gbagbo s’ouvrira le 7 juillet 2015


Communiqué de presse de la Cour Pénale Internationale : 17.11.2014

Le procès de Laurent Gbagbo s’ouvrira devant la Chambre de première instance I de la CPI le 7 juillet 2015

Situation : Côte d'Ivoire
Affaire :
 Le Procureur c. Laurent Gbagbo


Aujourd’hui, le 17 novembre 2014, la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo au 7 juillet 2015.

La Chambre a également ordonné au Procureur de la CPI de communiquer à la Défense, au plus tard le 6 février 2015, l’ensemble des pièces, éléments de preuve et rapports d’experts, ainsi que la liste des témoins et des moyens de preuve sur lesquels l’Accusation entend s’appuyer au cours du procès.

La Chambre de première instance I est composée des juges Geoffrey Henderson (Trinité-et-Tobago), juge président,  Cuno Tarfusser (Italie) et Olga Herrera-Carbuccia (République dominicaine).


Contexte : Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire I a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l'humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre, et persécution) à l'encontre de Laurent Gbagbo et l'a renvoyé devant une chambre de première instance pour y être jugé sur la base des charges confirmées. Le 11 septembre 2014, la Chambre préliminaire I a rejeté la demande d'autorisation de la Défense d'interjeter appel de la décision de confirmation des charges dans cette affaire.

Pour plus d'informations sur cette affaire, cliquez ici





Laurent Gbagbo’s trial to open before ICC Trial Chamber I on 7 July 2015

Situation: Côte d'Ivoire
Case: The Prosecutor v. Laurent Gbagbo
Today, 17 November 2014, Trial Chamber I of the International Criminal Court (ICC) set the commencement date for the trial in the case The Prosecutor v. Laurent Gbagbo for 7 July 2015.

The Chamber also directed the ICC Prosecution to provide, no later than 6 February 2015, full disclosure of all material, evidence and expert reports to the Defence as well as its list of witnesses and list of evidence to be relied on at trial.

Trial Chamber I is composed of Presiding Judge Geoffrey Henderson (Trinidad and Tobago), Judge Cuno Tarfusser (Italy) and Judge Olga Herrera-Carbuccia (Dominican Republic).


Background: On 12 June 2014, Pre-Trial Chamber I confirmed, by majority, four charges of crimes against humanity (murder, rape, other inhumane acts or – in the alternative – attempted murder, and persecution) against Laurent Gbagbo and committed him for trial before a Trial Chamber. On 11 September 2014, Pre-Trial Chamber I rejected the Defence's request for authorization to appeal the confirmation of charges decision in the case. 

For more information on this case, please click here.

Nigéria : progression de Boko Haram dans le nord-est du pays


 Au Nigéria, le groupe islamiste Boko Haram clame ses nouvelles conquêtes dans le nord est du pays.
Hier le groupe a fait savoir qu'il s'était emparé jeudi de la ville de Chibok, dans l'Etat de Borno, la ville où il avait enlevé plus de 250 lycéennes en avril dernier. Le même jour, des centaines de combattants de Boko Haram se sont emparés de deux villes de l'Etat voisin d'Adamawa.

 Précisions : Mélissa Chemam.
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NIGERIA BOKO HARAM 

Nigeria: Boko Haram s’empare de Chibok

mediaCapture d'écran de la vidéo de Boko Haram dans laquelle Aboubakar Shekau, le chef du groupe islamiste, exclut toute négociation avec le gouvernement nigérian en vue d'un cessez-le-feu.AFP PHOTO / BOKO HARAM

Selon la plupart des habitants de Chibok qui ont fui la ville et joints hier, toute la région entourant la ville de l'Etat de Borno est désormais aux mains des combattants de Boko Haram.
Les liaisons avec la ville même demeurent quasi impossibles, mais la population a fui en masse et des témoins ont rapporté avoir assisté à l'arrivée des miliciens islamistes jeudi.

Parallèlement, le groupe prenait deux villes de l'Etat voisin d'Adamawa, Hong et Gombi, alors que l'armée régulière rapportait des combats autour de Yola, la capitale de l'Etat. 
L'armée a entre autre perdu deux hélicoptères hier dans la région de Yola...

Ces annonces interviennent au moment où les autorités affirmaient avoir repris plusieurs villes de l'Etat d'Adamawa, des déclarations largement décrédibilisées par les derniers événements.
Selon les habitants de Hong, les combattants de Boko Haram se dirigent à présent vers Yola, la capitale de l'Etat.

Martin Ewi, spécialiste du Nigéria à l'Institut des Etudes Stratégiques de Prétoria, estime que l'armée craint désormais que Boko Haram vise Maïduguri, capitale de l'Etat du Borno, qui comme Yola est une ville stratégique pour les ressources qu'elle apporterait au groupe islamiste. 


14/11/2014

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika serait hospitalisé à Grenoble en France (rfi)


RFI confirme.

Les détails de l'agence Reuters :

14 novembre (Reuters) - Le président algérien
 Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, a été admis jeudi dans une
 clinique de Grenoble, a-t-on confirmé vendredi de source
policière.
   "Il a été pris en charge hier à la clinique mutualiste de
Grenoble", a-t-on dit à Reuters.
   Le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble (GHM) est un
établissement privé.
   L'hospitalisation du dirigeant algérien, dont l'état de
santé précaire suscite les spéculations depuis 2005, a été
révélée par Le Dauphiné.
   Abdelaziz Bouteflika, qui détient le record de longévité à
la tête de la République algérienne, est en fonction depuis le
27 avril 1999. Il a été réélu le 17 avril dernier avec plus de
81% des suffrages.
   Le président avait été opéré en novembre 2005 au
Val-de-Grâce, à Paris, pour un ulcère à l'estomac selon un
bulletin de santé officiel. De nouvelles hospitalisations, à
Paris, avaient suivi en 2006, 2011 et 2013, année où il a été
victime d'"une petite attaque cérébrale".
   Les autorités algériennes n'étaient pas joignables dans
l'immédiat.

PROCES BEMBA : RETOUR SUR LES DERNIERS JOURS


Fin des déclarations finales dans le procès Jean-Pierre Bemba à La Haye devant la CPI. La journée de mercredi a été marquée par les réquisitoires de l’accusation et des représentants des victimes, celle d’hier par les exposés de la Défense qui nie la responsabilité du dirigeant du MLC dans les crimes à sa charge. Les juges vont maintenant délibérer, il faudra sûrement attendre au moins six mois pour connaître le verdict, puis les deux parties auront possibilité d’interjeter appel. 

Retour sur cette dernière étape d’un procès fleuve : Mélissa Chemam.

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« Ce que les Centrafricains ont vécu ne devrait plus se reproduire ; la condamnation de Jean-Pierre Bemba est la seule réponse »…

C’est par ces mots que le substitut du Procureur, Jean-Jacques Badibanga, a conclu ses réquisitoires. Il a demandé la condamnation du chef du MLC en tant que supérieur hiérarchique des miliciens congolais qui ont agi en Centrafrique en 2002 et 2003, à l’appel du président Patassé.
 
L’accusation a rappelé des extraits poignants des témoignages des victimes appelées à La Haye pendant les quatre ans de procès pour évoquer les crimes de viols, meurtres, et pillages imputés à ces troupes.

Mais pour la Défense, la preuve de la responsabilité même de Jean-Pierre Bemba, en tant que chef militaire des quelque 1500 soldats dits « banyamulengués » n’a pas été faite, ainsi que l’a souligné l’une des avocates de la Défense, Maître Taylor : 

« L’accusation doit prouver que M. Bemba savait que le MLC avait mis en place une politique pour tuer et violer des civils en RCA. Et c’est bien là que le travail du Procureur échoue complètement. L’accusation n’arrive pas à le prouver ; elle n’a pas de preuve que M. Bemba était au courant ».

Les juges pourraient rendre leur verdict d’ici trois à six mois, peut-être plus. 


Melissa Chemam, La Haye, Rfi.

Fin de journée et des déclaration finales dans la procès Jean-Pierre Bemba


RDCJustice internationale

CPI: la défense nie toute responsabilité de Jean-Pierre Bemba

mediaJean-Pierre Bemba devant la CPI le 27 novembre 2013. REUTERS/Peter Dejong
Deuxième et dernière journée, ce jeudi 13 novembre, des déclarations finales dans le procès Jean-Pierre Bemba à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI). Hier, l’accusation avait joué son va-tout pour peser de tout son poids sur la décision des juges, dans la dernière ligne droite d’un des plus longs procès de la CPI. Ce jeudi, c'était au tour de la défense de plaider.
Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Mélissa Chemam

La défense a eu la parole pendant plus de trois heures, puis la juge a clôturé le procès. La Chambre III s’est désormais retirée pour rendre son verdict qui n’est pas attendu avant des mois.

La défense plaide, depuis 2012, que Jean-Pierre Bemba ne pouvait pas être aux commandes de ses soldats sur place, en Centrafrique, depuis la RDC où il est resté basé. C’est le Britannique Peter Haynes qui est désormais son défenseur principal depuis qu’Aimé Kilolo a été arrêté pour tentatives de subornation de témoins et de falsification de preuves.

Visiblement très à l’aise, Peter Haynes a d’abord souligné que la décision de la Cour devra faire jurisprudence en ce qui concerne les interventions d’une armée dans un autre pays en conflit. Maître Haynes a également jugé que l’accusation avait manipulé les arguments des témoins, dénonçant l’absence de plainte, les premiers mois après les faits. Selon lui, l’accusation a d’ailleurs changé d’argumentations, accusant au départ Ange-Félix Patassé d’être co-auteur des crimes, puis renonçant à cet argument.

Deux autres avocates ont plaidé brillamment, affaiblissant les éléments de preuves résumés hier par l’accusation.

La défense a, de plus, souligné que le procureur refuse tout simplement de reconnaître les crimes commis par les troupes rebelles de Bozizé et les forces armées centrafricaines (FACA) alliées aux troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC), voulant tout imputer aux miliciens de Bemba.

Pendant cette deuxième journée, Jean-Pierre Bemba s’est montré calme, fixant ses avocats ou l’écran d’ordinateur face à lui et n’hésitant pas à lancer un regard au public parmi lequel se trouvent nombre de ses partisans. Il a même, à plusieurs reprises, esquissé de petits sourires. Comme prévu, il ne s’est pas exprimé. Après le rendu du jugement, les deux parties auront encore possibilité de faire appel.


13/11/2014

CPI: le dernier mot pour la défense de Jean-Pierre Bemba


RDC

Procès Bemba devant la CPI: le dernier mot pour la défense

media Jean-Pierre Bemba devant la CPI, le 27 novembre 2013. REUTERS/Peter Dejong
Deuxième et dernière journée des déclarations finales dans le procès Jean-Pierre Bemba à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI). La journée d’hier a été marquée par un long résumé des témoignages étayant les cinq chefs d’accusation qui pèsent contre lui dont « viols », « meurtres » et « pillages ». L’accusation a joué son va-tout pour peser de tout son poids sur la décision des juges, dans la dernière ligne droite de l’un des plus longs procès de la CPI. Ce jeudi 13 novembre, c’est au tour de la défense de plaider.

Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Mélissa Chemam. 

La défense a assuré depuis 2012 que l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba ne pouvait pas être au courant, depuis la République démocratique du Congo (RDC) où il est resté basé, de tous les mouvements de ses soldats sur place en Centrafrique, et pouvait encore moins les commander.

Le Britannique Peter Haynes est désormais son défenseur principal depuis qu’Aimé Kilolo est accusé de subornation de témoins et de falsification de preuves. Il a nié que les soldats du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba aient commis des actes de violence en République centrafricaine en 2002 et 2003. 

Les troupes congolaises s’étaient rendues en Centrafrique pour aider le président de l’époque, Ange-Félix Patassé, à combattre un soulèvement rebelle. Les témoins de la défense ont affirmé que ces troupes étaient alors passées sous le commandement des autorités centrafricaines.

L’accusation évoque des atrocités

L’accusation a eu la parole mercredi 12 novembre pendant plus de trois heures, et a rappelé en détails les atrocités décrites par les victimes centrafricaines durant le procès : viols notamment sur mineurs, meurtres, pillages systématiques, humiliation des civils.

Point crucial de sa démonstration : prouver que c’est bien Jean-Pierre Bemba qui tenait le commandement des troupes congolaises sur le sol centrafricain.

La journée d’hier s’est achevée sur la prise de parole des représentants légaux des victimes. Ces derniers ont mis l’accent sur les conséquences toujours actuelles de ces violences, et leur besoin de justice.

Pendant les réquisitoires de l’accusation, Jean-Pierre Bemba s’est montré stoïque. D’après ses avocats, il ne devrait pas s’exprimer ce jeudi.

La Haye, deuxième jour, le point à midi


La Haye, jeudi 13 novembre 2014, 12h



 Deuxième et dernière journée des déclarations finales dans le procès Jean-Pierre Bemba à La Haye devant la CPI. La journée d’hier a été marquée par un long résumé des témoignages étayant les cinq chefs d’accusation qui pèsent contre lui dont viols, meurtres et pillages. L’accusation a joué son va-tout pour peser de tout son poids sur la décision des juges, dans la dernière ligne droite d’un des plus longs procès de la CPI. C’est depuis ce matin au tour de la Défense de plaider. 

Mélissa Chemam.


La journée a démarré par la dernière partie des déclarations de la représentation des victimes.
L’avocate centrafricaine Marie Douzima-Lawson a rappelé que leurs témoignages montrent le règne de la terreur exercé par les soldats congolais du MLC sur les civils. Elle a insisté également pour rappeler que ces combattants ne pouvaient être confondus avec des soldats centrafricains : les Congolais parlaient lingala, ont rapporté les victimes, ils portaient des habits et uniformes disparates, etc.

La Défense a ensuite pris la parole.
Elle plaide depuis 2012 que Jean-Pierre Bemba ne pouvait pas être aux commandes des mouvements de ses soldats sur place en Centrafrique, depuis la RDC où il est resté basé.

Le britannique Peter Haynes est désormais son défenseur principal depuis qu’Aimé Kilolo a été arrêté pour tentatives de subornation de témoins et de falsification de preuves...
Visiblement très à l’aise, il a souligné d’abord que la décision de la Cour devra faire jurisprudence en ce qui concerne les interventions d’une armée dans un autre pays en conflit.
Il a surtout accusé l’accusation de manipuler les arguments de témoins, dénonçant l’absence de plainte des mois après les faits. Selon lui, l’accusation a d’ailleurs changé d’argumentations, accusant au départ Ange Félix Patassé d’être co-cauteur des crimes, puis renonçant à cet argument.
Selon lui enfin, il n’est pas possible de diriger des soldats dans un pays étrangers, à des milliers de km avec un simple téléphone satellitaire.

Les troupes congolaises s’étaient rendues en Centrafrique pour aider le président de l’époque, Ange-Félix Patassé, à combattre un soulèvement rebelle. Les témoins de la défense ont affirmé que ces troupes étaient alors passées sous le commandement des autorités centrafricaines.

L’accusation a eu la parole hier pendant plus de 3h, et a rappelé en détails les atrocités décrites par les victimes centrafricaines durant le procès : viols notamment sur mineurs, meurtres, pillages systématiques, humiliation des civils.

Pour la Défense, la supériorité des troupes centrafricaines, les FACA fidèles à Patassé et les rebelles de Bozizé ont été largement actives dans les crimes commis sur les civils, et ont été de toute évidence nettement supérieur.

Les juges, à la fin de cette journée, vont se retirer pour rendre leur verdict.
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