11/01/2013

Admirations : ces hérauts littéraires


Le texte définitif sur l'humour, le racisme et la liberté d'expression vient combler cette journée. Merci à Laurent Calixte, journaliste économique, qui se fend d'une confession sur la culture antillaise pour soutenir la plume fertile d'un chroniqueur un peu seul sur son créneau courageux et stylistiquement savoureux.

Lien et quelques extraits :

Affaire Nicolas Bedos : le Collectifdom n'a pas à parler au nom des Antillais

Modifié le 10-01-2013 à 19h21

'http://leplus.nouvelobs.com/contribution/757862-affaire-nicolas-bedos-le-collectifdom-n-a-pas-a-parler-au-nom-des-antillais.html

LE PLUS. Nicolas Bedos devant la justice pour injure raciale. L'association Collectifdom vient en effet de porter plainte contre l'humoriste après la publication de deux chroniques sur le site internet de "Marianne" qui portent selon elle atteinte "à l'honneur des Antillais". Un non-sens, selon notre contributeur Laurent Calixte.

'Chère association Collectifdom,

J’ai entendu parler de ton existence grâce à la plainte que tu as déposée contre Nicolas Bedos pour "injure raciale". J’ai beau être Antillais depuis maintenant 50 ans, jamais je n’avais entendu parler de toi. Jamais je n’ai bénéficié de ton soutien. Jamais je n’ai entendu parler d’une de tes actions'.

 ...

'Permets-moi, cher Collectifdom, de te donner un petit éclairage sur la notion d’humour, puisque, visiblement, et contrairement à nos compatriotes des îles, tu en manques cruellement.'

 ...

'Le "enculé de Nègre" de Bedos, c’est ce coup de révolver, signe par lequel Bedos souligne son impuissance, impuissance de la force brute face à un petit monument de littérature, aveu d’impuissance du "bouffon médiatique" face à un homme dont la poésie est innée, sincère et innocente.'


Notons au passage que ce "petit monument de littérature" prêté au chauffeur de taxi, c'est Nicolas Bedos l'auteur - et non plus le personnage - qui l'a composé !


Enfin pour conclure :


'Mais, je vous en supplie à genoux, en secouant les chaînes que j’ai héritées de mon passé d’esclave, ne ridiculisez pas les Antillais en les faisant passer pour des ignares incapables de distinguer une chronique volontairement caricaturale et une véritable injure raciste.

Le combat contre le racisme est suffisamment important pour ne pas être accaparé par des associations qui, avant de bénéficier de la légitimité leur permettant de représenter ceux qu’elles sont censés défendre, doivent d’abord montrer qu’elles ont bien compris le sens et la portée du texte qu’elles souhaitent attaquer en justice.'

--

Merci à ces hérauts littéraires de notre époque.

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